Chercher

  • Google

    ailleurs
    dans ce blog

Evaluez les notes

  • Copiez et collez !

    ☺☺☺☺☺☺☺☺ Smiley classique
    ☻☻☻☻☻☻☻☻ râleur ou triste
    ♥♥♥♥♥♥♥♥ hormonal
    ♪♪♪♪♪♪♪♪ joyeux
    ♫♫♫♫♫♫♫♫ hyper joyeux
    ☼☼☼☼☼☼☼☼ Soleil

mai 2011

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          

« Faire de la politique | Accueil | Une histoire washingtonienne »

21 février 2009

Commentaires

Raphaël

Madame,

Votre post est très beau et je m’y permets d’y répondre. D’autant que j’ai apprécié la réponse de Marianne : « Une priorité surtout motiver la jeunesse, l’encourager et l'aider à construire l'avenir ».

J’ai 22 ans et je suis en école de commerce. J’ai plutôt pas mal de chance par rapport à beaucoup d’autres et pourtant l’avenir se ternit peu à peu. Construire l’avenir disait Marianne. Oui, mais comment avec la France que vous nous laissez, avec des finances exsangues, des dettes à n’en plus finir et une tension sociale qui est à son comble ? Nos plus belles entreprises commencent à se faire racheter par les pays du Sud et les menaces viennent de toutes parts. Les défis deviennent de plus en plus inquiétants : changement climatique (disparition de l’artique), prolifération nucléaire (Iran), guerres…Triste monde.
Quant aux dirigeants je crois que nous pensons tous la même chose.

Je suis président d’une association. Nous travaillons avec la croix rouge, à Tours. Les bénéficiaires qui sont acceptés vivent avec moins de 5€ / jours. Depuis quelques mois, le nombre de bénéficiaires augmente de 30%. Le budget de l’action sociale de la croix rouge au niveau national a augmenté de 300%. A Belfort, se sont 900000 euros d’aide qui sont consacrés et ce budget n’assure pas même un tiers des besoins.
Les bénéficiaires sont des immigrés certes, mais aussi et de plus en plus des travailleurs, ceux qu’on appelle les travailleurs pauvres. Dans quelques mois à ce rythme, nous serons dans une situation intenable. Imaginez-vous devoir refuser une personne parce qu’elle vit avec un peu plus de 5 euros. Humainement, c’est très dur. C’est cela aussi la France. C'est aussi cela la crise.

Tout cela pour vous dire Madame que votre pessimiste est partagé et que oui, la société parisienne, les médias sont bien déconnectés.
Je pars l’année prochaine pour un an et demi à l’étranger dans le cadre de mes études. Je vous avoue que j’attends avec impatience ce moment. Pour revenir avec plus de force encore pour essayer de rendre l’avenir un peu meilleur, à mon humble niveau.

Le plus dur surtout est de voir qu’actuellement aucune alternative crédible à la droite ne se construit. Que le parti que l’on aime se déchire et n’est pas capable de se reconstruire. Vous nous manquez Madame, votre mari nous manque.

attila

AS: pour éloigner votre résignation ou pessimisme momentané, voici deux bonnes nouvelles; en effet, l'île américaine d'Hawaï nous donne pas une mais deux personnalités qui sont en mesure de sauver le monde:
1. la première, vous avez deviné BravO
2. la deuxième n'est autre que Garett Lisi, 39 ans, surfeur hors pairs, bon vivant, accessoirement Docteur en physique et récompensé de 1 million de dollars pour sa mise au point de la "Théorie du Tout" ce qui le met en tête des prétendants au Prix Nobel de physique prochainement. L'Amérique ne finira jamais de nous surprendre ...

http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://images3.wikia.nocookie.net/uncyclopedia/images/8/82/Garrett_with_fans.jpg&imgrefurl=http://motls.blogspot.com/2007/11/exceptionally-simple-theory-of.html&usg=__4Gud0lCfqNzgqKfh3tsee_44V_0=&h=214&w=450&sz=51&hl=fr&start=15&um=1&tbnid=VZwXBXS44uDVwM:&tbnh=60&tbnw=127&prev=/images%3Fq%3Dgarett%2Blisi%26um%3D1%26hl%3Dfr%26rls%3DDVFA,DVFA:1970--2,DVFA:fr%26sa%3DNhttp://images.google.fr/imgres?imgurl=http://images3.wikia.nocookie.net/uncyclopedia/images/8/82/Garrett_with_fans.jpg&imgrefurl=http://motls.blogspot.com/2007/11/exceptionally-simple-theory-of.html&usg=__4Gud0lCfqNzgqKfh3tsee_44V_0=&h=214&w=450&sz=51&hl=fr&start=15&um=1&tbnid=VZwXBXS44uDVwM:&tbnh=60&tbnw=127&prev=/images%3Fq%3Dgarett%2Blisi%26um%3D1%26hl%3Dfr%26rls%3DDVFA,DVFA:1970--2,DVFA:fr%26sa%3DN

adonis

@ Elviento: Bonjour.. Je partage votre opinion sur le fait qu'effectivement Nicolas Sarkozy "ne se cache pas" derrière son premier ministre, et je reconnais qu'il as écouté "un peu" les syndicats en ce qui concerne le traitement social de la crise économique en France, mais en ce qui concerne la crise en Guadeloupe, il as été vraiment nul!.... Bonne journée à vous

adonis

@ Nikita: Bonjour.. Je te souhaite la bienvenue sur ce Blog :-).... et si vous voulez me contacter sur mon Blog, n'hésitez pas :-).... N.B: Comme vous avez pu le constater, l'ambiance sur ce Blog est saine, chaleureuse, très tolérante et pas du tout réactionnaire ^^

attila

"Obama est loin" ou "une semaine à Paris" ou
"Paris est loin" et "je suis près d'Obama".
Vous nous direz ce qu'aura dit votre psy ?
Entre les deux, mon cœur balance ou bien "j'ai deux amours, mon pays est ..."

Martin P.

on est juste saturés, et par un seul homme, c'est là tout ce qu'on concedera à sarkozy

aujourd'hui majoritaires sont ceux qui se posent cette question:
comment rester constructif et de bonne volonté face à un pignouf pas fiable et fourbe?

http://sauce.over-blog.org/article-28055462.html

Clara

Bonjour à tous et bonjour Anne.
Je partage tout à fait votre diagnostic: l'heure est à la sinistrose à Sarkoland. Le mot "crise" est dans toutes les bouches, même quand on ne s'y attend pas. Par exemple, pour la nouvelle année, je recevais une carte de voeux de mon dentiste: "Monsieur Becker vous souhaite, malgré la crise, de continuer à croquer la vie à pleines dents". Franchement, le "malgré" était inutile!
De même, je me demande si les médias n'en font pas un peu trop. Il ne s'agit surtout pas de nier la réalité, mais quand j'allume la télé et que j'entends les discours apocalyptiques des uns et des autres, j'ai parfois l'impression que c'est un peu "à qui veut faire le plus peur". Cela peut parfois être efficace, en invitant chacun à l'action pour que le pire n'ait pas lieu, mais j'ai le sentiment que c'est l'effet inverse qui se produit, et que cela nous pousse plus à la résignation et à la passivité. On se dit: "Olala, le monde devient fou. Retournons-donc nous coucher". D'où ce climat anxiogène.
Pourtant, chacun connaît la composante psychologique d'une crise. Et je me demande s'il ne serait pas plus productif, pour l'intérêt général, que les experts en tout genre, tout en n'éludant pas la gravité de la situation, parviennent à délivrer un message davantage positif. Autrement dit, qu'ils insistent davantage sur les opportunités que nous offre cette crise, car il y en a, et pas des moindres. C'est une occasion unique pour créer un nouveau monde, ce "monde d'après" plus solidaire dont parlent les camarades Finchelstein et Pigasse, dans lequel les rapports de force seront redéfinis dans un ordre davantage...juste, enfin. Voilà une entreprise stimulante, et chacun doit y poser sa pierre.
Alors, écoutons Alain et allions le pessimisme d'humeur à l'optimisme de la volonté!

CelineElias

A lire certains d'entre vous, le Président Sarkozy serait l'unique responsable de tous les maux français !!! C'est vrai qu'il a une tête de Turc Hongrois, ce président !!! Voire de bouc-émissaire aussi ! C'est bête tout ça...

- Accusé, levez-vous et veuillez décliner votre identité !
- Nicolas Sarkozy, messieurs les Juges !
- Monsieur Nicolas Sarkozy, vous êtes accusé présentement de manquement à la fonction qui vous a été confiée par le peuple. Vous êtes accusé de ne pas savoir résoudre la crise économique mondiale. Que comptez-vous plaider ?
- Non coupable, vos Honneurs.
- Vous niez votre responsabilité ???
- En effet, messieurs les Juges. Je nie être responsable de l'état du monde actuel, n'étant pas celui qui a laissé les malversations et autres dérives gangréner son système nerveux. Je nie également être responsable de l'inefficacité des réformes puisque, en France, pour toute tentavive de réforme, on se heurte à l'immobilisme et l'attentisme qui prévalent souvent sur l'action. Ma seule et unique faute est d'avoir été élu DEMOCRATIQUEMENT en 2007 et d'avoir pris cette crise de plein fouet l'année suivante. Mais croyez-moi, messieurs les Juges, si j'avais su cela avant de me présenter, j'aurais bien volontiers cédé ma place à mes opposants politiques. Qu'aurait pu faire Madame Royal face à la situation actuelle ? Pardonnez-moi de penser que cela n'aurait strictement rien changé. Nous en sommes aujourd'hui là parce que notre passé récent nous y a conduit. Parce que, durant presque 30 ans, des alchimistes en costume-cravate ont cru qu'on pouvait devenir riche en fabriquant un nouvel or. Parce qu'à force de vouloir aller trop vite, le monde a oublié que la vitesse pouvait tuer. Parce qu'à force de presser le citron, il arrive un moment où il n'en reste que les zestes.
- Monsieur Sarkozy, c'est pourtant bien à vous de régler les problèmes, non ? C'est à ces fins que vous avez été élu, et non pour parader fièrement à la télévision et dans les journaux, exhibant sans honte une femme magnifique et une certaine richesse personnelle !
- Mais comment voulez-vous que je règle TOUS les problèmes français alors que les français eux-mêmes refusent que je le fasse ? Comment voulez-vous que je parvienne à agir au niveau national quand la crise que mes compatriotes subissent est étendue au monde entier ? Je ne suis pas Shiva, ni Vishnou !
- Les français auraient plutôt tendance à vous prendre pour Judas, monsieur Sarkozy. Ou, pour faire référence à la mythologie, les plus optimistes aimeraient voir en vous un nouveau Midas.
- Les français ne savent pas ce qu'ils veulent. Ils votent un jour pour un homme qu'ils vilipendent dès que quelque chose va mal. On leur propose des solutions éventuelles et il n'y voient jamais qu'une manifestion de ma volonté à laisser les riches s'enrichir sur le dos des plus pauvres. Que puis-je faire pour convaincre mes concitoyens du bien fondé de mes réformes et de mes actions ?
- Nous ne sommes pas là pour vous aider à trouver des solutions, monsieur Sarkozy !
- Non, c'est évident, messieurs les Juges. Vous êtes là pour me condamner, quoi que je puisse dire pour me défendre. Quoi que je puisse faire, on jugera toujours que mes remèdes sont plus nocifs que les maux. Je me fais l'effet d'être Danton au Tribunal Révolutionnaire. Je vais être condamné à je ne sais quoi sans avoir seulement pu me défendre.
- Votre défense, monsieur Sarkozy, repose sur le fait que vous n'êtes responsable de rien. Ce qui est faux ! Vous êtes le chef d'Etat. C'est à vous de régler les problèmes de vos administrés.
- Mais...JE NE PEUX PAS !!!
- Alors, vous êtes condamné à essayer jusqu'à la fin de votre mandat, monsieur Sarkozy. Si vous échouez dans cette tâche, vous devrez sans doute répondre de l'état dans lequel la France sera en 2012.

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" (Jean de La Fontaine)

Dumont Françoise

Beaucoup de lecture ce matin. Mais je ne m'en plains pas, au contraire.

@ Sylvain : Merci pour Carole Gaessler ; moi je l'apprécie beaucoup parce que je ne pouvais plus supporter Marie Drucker à sa place, pistonnée. Tu vois, tout est relatif.

Marc JP tutoie notre hôtesse : c'est charmant !!

@ Hélène : le vélo à louer à Paris, c'est le Vélib.

@ Line et Fred du Val de Marne : j'aime beaucoup "courriel" Je n'utilise d'ailleurs plus que ce mot pour mes envois de courrier. Par contre, pour "blog", c'est moins évident à faire passer un mot dans le langage courant.

@ Philippe Pugnet : merci de cet excellent commentaire auquel j'adhère forcément, étant militante socialiste de base. Ce sont mes valeurs.

Il n'y a pas 2 France, mais 3 car il faudrait tout de même pas oublier cette "élite" super-protégée, extrêmement rémunérée, voir Christine Ockrent dont Mediapart hier a donné une petite idée de ce qui se passe à France 24.
Je ne sais s'il y a une omni-présence ou omni-absence, mais sûr et certain, ns avons un omni-président.
La crise, si je restais dans mon petit appartement douillet de ma ville du 92, je ne la ressentirais pas du tout. Ce département n'est pas le plus à plaindre de France ; je ne suis pas très éloignée de Neuilly .... Avec tf1, Canal, arte, je suis entourée de pas mal de journalistes. Il ne sont pas les plus démunis du pays. Mais heureusement, ma curiosité, mes amitiés font que je vois les choses autrement. Je suis dans une ville de gauche et militante. On ns parle de crise et également du million de personnes attendues dans les gares vers les stations de ski. La fracture sociale est bien réelle entre les démunis (120 000 personnes vivant dans les campings à l'année) et les nantis. J'espère que ns n'allons pas assister à la disparition de la classe moyenne qui est le signe des pays où des avancées sociales ont été gagnées.
Je suis très intéressée par ce qui se passe entre le ministère de la justice aux EU et la Suisse. Vraiment, cela me stimule vraiment beaucoup.

Françoise

Jog

La bourse actuellement joue le risque, le court terme, très court terme, faire du fric en une journée…Pas la performance la durée dans l’investissement…A cela vient s’ajouter le mouvement brownien….
Jouez vous au billard ?
Lorsque les boules sont mises en triangle, vous tapez votre boule blanche et celle-ci part heurter la boule à son sommet, tout part dans tous les sens, sans que vous puissiez contrôler quoique ce soit…La bourse c’est pareil, une petite info, ou un manque d’info fait que ça part aussi bien à la baisse qu’à la hausse…
Le seul billard qui permette une certitude si vous avez de l’entrainement c’est le billard français …Je ne ferai pas d’analogie avec ce que fait speedy, que je trouve trop lent dans ses réactions, mais le chemin que nous avons à parcourir ici n’est pas le même que là-bas !

De Gaulle disait que la politique ne se faisait pas à la corbeille…C’est vrai encore aujourd’hui…

Si spéculer littéralement veut dire observer, à la bourse ça veut dire s’enrichir !
Je déteste Jean Pierre Gaillard et ses confrères qui tachent souvent leur pantalon de pyjama tellement ils trouvent cela jouissif, et disent un nombre incalculables de certitudes démenties le lendemain …
C’est une image osée mais je n’en ai pas d’autre !

Dans vos trois hypothèses je retiens la dernière, celle du fond et du rebond, là aussi faut faire attention à l’effet ressort, ça peut vous propulser en eau trouble !

claude

Il y a des campagnes de notre France où l'air est encore pur et la nature équilibrée; tellement pleine de vie qu'il est naturel de l'embrasser à bras le corps quand il faut tout oublier. Les gens sans travail devraient changer de route.
Il faut quitter les villes sans âme où tout est fait pour empêcher le développement humain, et se tourner vers un monde plus juste où règne le cycle des saisons.
Il n'y a pas qu'aux EU où tout est possible.

Line Hamel_Québécoise en France

@ Anne, JOG et les autres.

Je suis tombée sur un article d'un journaliste de Montréal, Claude Piché, qui explique comment BHO n'est que "la pointe de l'iceberg" et que derrière lui, tous s'organisent, contrairement peut-être à ici en France, où malheureusement la crise est (encore) un autre prétexte pour exprimer sa morosité et surtout en demander encore un peu plus.

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/claude-picher/200902/20/01-829313-virage-a-gauche-aux-etats-unis.php

Michèle Doige

Anne, votre remarque « ici, j'ai ma famille, mes amis, mes quartiers, mes lieux de vie, mes habitudes, mes références, ma culture, mes journaux, ma langue » me frappe.

Je n’ai jamais été expatriée moi-même contrairement à nombre d’intervenants de ce blog mais j’ai vécu dans pas mal de régions de l’hexagone et de ce fait n’ai aucun endroit à l’heure actuelle et n’en aurai jamais duquel je puisse faire cette énumération hormis la langue et la culture encore que elle varie d’une région à l’autre de France plus qu’on ne saurait l’imaginer.

Je ne me sens en fait de nulle part vraiment en France étant un mélange régional si je puis dire, je me sens surtout européenne, par contre je pense que, ça ne m’arrivera pas, si je devais m’expatrier là alors par contre coup et pour me rassurer sans doute, je ressentirais plus profondément mon attachement à la France.

S’agissant de la perception que les français ont de la crise par rapport aux Américains, je pense que globalement, il est caricatural de vouloir généraliser, les français sont moins réactifs, ils sont habitués à un certain confort social pour la plupart et à une certaine prise en charge alors qu’aux Etats Unis la précarité est toujours au coin de la rue, système de santé, flexibilité du travail. Les américains et on les critique souvent pour cela sont plus individualistes, c’est aussi car ils ont appris dès leur plus jeune âge à devoir compter sur eux en premier et non pas sur l’Etat, je dis cela sans jugement de valeur, je ne dis pas que ce soit bien ou mal, ce serait une autre discussion à affiner, c’est ainsi, enfin c’est du moins la perception que j’ai outre atlantique et n’ayant jamais mis les pieds là-bas.

Les français ont ils conscience de la crise ? Je dirais que hormis des catégories touchées de plein fouet, les victimes de plans massifs de licenciement ou de chômage technique, les petits actionnaires ayant placé leurs maigres économies, les demandeurs de prêts qui se les voient refuser, et d’autres, les autres catégories entendent un discours ambiant très spécial.

Il nous a été dit au début de cette fameuse crise que non nous n’étions pas en récession, mot tabou, notre ministre du Budget a parlé de croissance négative, avouez qu’il faut oser ! puis d’un seul coup en nous expliquant toutefois que notre système bancaire était plus protégé que les autres et qu’en France tout était mieux, bon je force le trait je sais, il nous est asséné que cette crise est la plus grave depuis un siècle.

Vous écriviez voilà peu au sujet de l’Homme politique idéal qu’il devait expliquer et convaincre, les français ne sont pas prêts à accepter de se serrer la ceinture, de faire des renoncements substantiels, s’ils ne sont pas mis devant leur responsabilité d’individus concourant à l’intérêt général en parallèle à nos gouvernants. Je veux dire que si les français sentent de l’injustice selon « que vous soyez puissant ou misérable » n’est ce pas, ils seront peu enclins à consentir à un effort.

En ce qui concerne la perception de la crise, elle varie selon les régions, ici en Rhône Alpes, c’est une région qui connaît toujours un taux de chômage plus bas que d’autres régions, dans les grandes villes, la facture entre quartiers est plus sensible, à Paris vous le dites Anne et je veux bien croire que selon l’arrondissement les soucis diffèrent, à Nice il en va de même, le triangle d’or comme l’on dit et les zones excentrées ne vivent pas la même vie, comment vivre avec un SMIC à Nice, je me pose la question. Je suis allée à Monaco là encore, ce n’est pas que le luxe, la boutique « baby Dior » oui je radote, une Bentley avec chauffeur et une mère et sa fille à l’arrière, tranche avec les « vrais » monégasques qui démarrent à 1500 euros, oui c’est plus que notre salaire minimum mais doivent payer un loyer pour un studio minuscule de 2000 euros le mois !!

Sur l’autoroute pas loin un bouchon s’est formé des touristes parisiens et étrangers qui vont au ski, Courchevel va être bondée, c’est sûr là-haut la crise, c’est quoi ??

Sinon en ce qui concerne le quasi effacement du premier ministre, il est clair que le système français tend à la présidentialisation, le Président assume à lui seul la charge du pouvoir exécutif, pourquoi pas ? Après tout le système voulu par de Gaulle était inclassable ni présidentiel ni parlementaire, je me souviens de mes cours de droit constitutionnel, par contre le vrai régime présidentiel ne donne pas tous pouvoirs au Président, loin de là, le contre pouvoir du Parlement est capital, cf le Congrès américain, or en France notre Parlement tend à devenir chambre d’enregistrement des décision de l’exécutif, l’opposition se lançant dans des opérations de flibustier ou d’amoncellement d’amendements de tout acabit, il faudrait déjà lui redonner toute sa force.

Fin de la palabre comme dirait Blaise…

Anne Sinclair

Et même plus, Jog: je viens d'entendre à France Info que si Wall Street a dévissé hier, c'est parce qu'on parle d'une recapitalistaion des banques - terme élégant pour dire une nationalisation ou en tout cas une prise de participation massive de l'Etat!
Il faut aller jusqu'au bout: si l'absence de régulation a été à l'origine de la crise, il va falloir que les fous de la dérégulation d'hier se sentent sous surveillance demain. Oui, révolution culturelle plus prfonde encore en Amérique. mais quelque chose me dit qu'ils en sont peut-être capables, parce qu'ils sont pragmatiques et désireux de se remettre en cause (ou de se repentir - morale religieuse jouant à plein). Ou alors que lorsqu'on atteint le fond, on n'a plus le choix?

Philippe PUGNET

Anne, vous venez d'exprimer avec beaucoup de lucidité et un certain sentiment d'angoisse, ce que, comme des milliers de nos compatriotes, nous ressentons.

Non, vous n'êtes pas exagérément pessimiste !

La crise n'est pas latente: elle est bien là avec son long cortège de désespérance, de sans-abris toujours plus nombreux dans nos villes, y compris dans notre France rurale. Et ce n'est pas Martin Hirsch qui vous dira le contraire.

Mais surtout, au delà des difficultés quotidiennes, du chômage toujours plus présent, des attentes jamais satisfaites, ici ou là, chez ceux qui espèrent tant mais ne voient rien venir, ce qui me frappe c'est cette morosité ambiante, à la fois diffuse mais extrêmement pesante.

Et l'on redoute cette étincelle où tout pourrait basculer.

On se tourne alors vers ceux, mais pour être plus précis, vers celui qui nous gouverne. Et là, c'est le néant, ou plutôt le mépris, la certitude d'agir non pas pour l'intérêt général mais pour satisfaire sa caste, celle des nantis peu scrupuleux, qui ne voient pas ce que vous voyez, ce que nous voyons dans nos rues, nos cités, nos campagnes: l'angoisse face au lendemain.

Alors oui, les pistes de ski sont pleines de monde. Fuite en avant pour certains ou volonté pour d'autres, d'oublier ce quotidien qui les étreint.

Ou bien tout simplement une crise qui opère cyniquement sa sélection naturelle.

Et là-bas, de l'autre côté de l'Atlantique, nos frères et soeurs des Antilles se révoltent parce qu'ils n'ont plus rien à perdre face à tant de mépris.

Et rien ne dit qu'en métropole, une autre colère ne survienne.

De cela notre "autiste élyséen" devrait s'en soucier. Mais peut être n'arrive-t-il pas à regarder par la fenêtre, faute de passer trop de temps à se voir à la télévision.

Pessimiste oui. Inquiet aussi


Jog

Je reviens sur le fond de votre note.
Des deux sociétés US et France, celle qui risque de se transformer le plus est celle des US…
Obama tente de faire basculer le système aujourd’hui encore axé sur la violence et la peur comme seule politique, vers une apparition de l’état comme régulateur.
Quand on sait que les Américains sont patriotes, le sens ici n’est aucunement enclin vers le nationalisme comme en France, mais pour rien au monde étatique le virage s’annonce difficile à prendre…
Il faut convaincre !

Il faut aussi être suivi par ceux qui hier encore pratiquaient cette violence comme seule règle de management.

Un tel revirement suggère plus de transformations des esprits sur ce fond de crise, tout compte fait opportune pour eux. Il reste à savoir si cette prise de conscience suffira à faire basculer le système, ou bien à le contenir dans son ancienne démarche plus obstiné encore de son bon droit.

Ce changement profond, que l’on pourrait par une boutade définir par la découverte qu’un fond de « socialisme » à du bon, mise sous surveillance des banques et financiers, mise en place d’un système de santé efficace et solidaire, en clair qu’un certain libéralisme américain plus versé sur la gauche, au contraire du libéralisme à la française, est un droit de parole….suppose une force de conviction et d’action allant à l’encontre d’un fond culturel opposé.

La rapidité de réaction à la crise des US est sans doute due au seul fait de sa violence, tout comme plus un ressort est comprimé plus sa réaction est forte…En économie ça joue d’une façon importante, les résultats escomptés étant longs à se faire sentir d’où cette nécessité d’une action rapide, mais en politique c’est l’inverse, cela ne laisse guère de temps à la réflexion, et à la proposition.

Ce qui paralyse un peu l’action du politique, et laisse aux détenteurs de l’ancien système le temps de se reprendre, ou de se maintenir…

Obama à du taf….et ce n’est pas gagné d’avance…En face on commence déjà à fourbir les armes !

Marianne

Bonjour à tous,

Non Anne vous êtes lucide ce ressenti existe même dans les bourgs de campagne, il faut lutter toujours et ne jamais se resigner .

A ma façon ,chaque jour ,je m'oblige à être citoyenne .

La satisfaction d'avoir accompli deux ou trois choses voir plus qui peuvent servir à d'autres ,c'est ma nourriture .

Une priorité surtout motiver la jeunesse ,l'encourager et l'aider à construire l'avenir.

Il est peu de vertus plus tristes que la résignation ; elle transforme en fantasmes, rêveries contingentes, des projets qui s'étaient d'abord constitués comme volonté et comme liberté.
[Simone de Beauvoir]


C'est par le travail que l'homme se transforme.
[Louis Aragon]


En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout.
[Albert Camus]

Elviento

Il n'y a eu de premiers ministres en France qu'en cas de cohabitation ou de président en vacance (Chirac II).
Autrement le président a toujours été le décideur et le 1er ministre le fusible.
Que Sarkozy décide d'assumer ce pour quoi il a été élu au risque de déplaire et de ne pas avoir de fusible donc est plus que louable.
Cela permet au 1er ministre de faire son travail de coordination dans une ambiance plus saine et apaisée que si il jouait sa tête chaque semaine et à chaque décision.
Tous les grands pays n'ont qu'un décideur, soit parcequ'ils ont un roi ou une reine au dessus (Angleterre, Espagne) soit parceque leur président n'a qu'un rôle restreint dans l'action (Allemagne, Italie).
Aux USA le président est aussi en première ligne mais le congrès a un contre pouvoir plus qu'important.
Je pense qu'il est bon que l'on sorte de l'hypocrisie du rôle du 1er ministre en France.
Fillon l'avait lui même prophétisé dans un livre avant sa nomination.

Au moins si ça merde on saura à qui s'en prendre, et aux prochaines élections il sera seul responsable de son bilan.

N'est ce pas bien plus clair et sain ?

AdA

Vous parlez de vous sentir en décalage en France.
J'habite depuis trois ans aux USA et, pour ma part, quand je parle de ce symptôme, je dis que je me sens dans l'océan Atlantique, plus tout à fait française, pas américaine. Beaucoup de travers m'exaspèrent aux USA mais quand je retourne en France, je ne vois que les qualités des Américains, et inversement.


J'ai toujours l'impression que la crise touchera plus l'Europe que les Américains. Je ne sais pas si c'est dû à leur flexibilité du travail (des Américains), à leur modèle social, à leur caractère (les échecs font partie de leur vie, il faut se relever, et relever ses manches pour "get the job done").
Les Français m'ont l'air plus craintifs face à la crise, ils n'ont pas encore vu tous les effets, ça prendra du temps. Et en attendant la confiance est bloquée, et l'économie avec.

Charlotte Goulmy

"j'ai ma famille, mes amis, mes quartiers, mes lieux de vie, mes habitudes, mes références, ma culture, mes journaux, ma langue."

J'ai rarement lu plus belle définition du bonheur, pourtant votre post est triste et belle à la fois. C'est normal, en plus y a le blues post-élection comme vous me l'aviez vous-même expliqué quand c'était fait... Rien ne va assez vite, la fin de West Wing, la poudre magique scintille moins que prévu...

Mon petit doigt me dit que vous serez de retour sur Paris fin mars début avril pour l'interview avec Obama à Londres lors du G20, vous verrez tout ira mieux! Les arbres fleuriront, votre Titou saura confondra sagement Sarkozy pour Obama et non plus le contraire, tout sentira le printemps, les gens se découvriront et s'ouviront tout court, ce sera bientôt l'été.♥.

(Moi, je suis de l'hiver donc tout ça pour moi ce sont des mauvaises nouvelles, mais pour vous c'est bien)

Avec peur et angoisse je vais maintenant céder mon ordi à la flopée de cousins, cousines, neveux et nièces qui ont envahi ce chez moi et qui visent l'écran noir que j'ai fini par aimer, Jog je m'inspire de vous... mais c'est dur!!!! J'espère le retrouver intact et sans programmes débile dimanche en fin d'apres-m.
Bon vol, rentrez bien! Il y a votre elliptique qui commence à rouiller....... Je vous embrasse


Mélanie

Bonjour à tous!

@ Mme Sinclair, je cite votre phrase-conclusion:"Suis-je exagérément pessimiste mes compatriotes français?"

C'est une question qui résume bien votre séjour parisien: vous êtes réaliste et lucide, comme la plupart des Français... Si vous avez l'occasion de vous déplacer ailleurs en "douce France", vous constaterez la même chose!

A propos de "planète rétrécie", chaque fois que je revenais en France, pendant les 5 ans passés aux USA, j'avais le même sentiment que vous. A présent, il y a une espèce de sinistrose quasi-générale et encore pire une résignation, un fatalisme oriental(?!) qui se sont installés ces derniers mois partout... Je voudrais être (plus) optimiste, mais la réalité réelle(!) me "secoue" et me réveille tous les jours; relativiser et positiver sont devenus 2 verbes figés...

Quant aux deux mondes parallèles, la France ressemble de plus en plus aux USA, les écarts entre les classes sociales se sont creusé de plus en plus... Crise ou non, une amie enseignante me disait l'autre jour que la plupart de ses élèves étaient partis skier dans les Pyrénées ou dans les Alpes, ou... bronzer dans les îles, pas aux Antilles, vue la situation explosive!
Prez Obama n'y est pour rien...:-)

@ Nikita, vous parlez de "haine"... je me suis relue:"SI être poli(e) et respectueux/use avec une personne qui partage son espace virtuel ou réel avec nous/vous, c'est du "lèche-bottisme", je ne vais même pas tenter de vous contredire ou d'argumenter avec vous... Ce serait perdu d'avance!"

J'admets mon cynisme, mais je suis incapable de haïr dans la vie réelle, encore moins dans le virtuel. Pensez-vous vraiment que l'on pourrait/peut haïr un nickname?! La haine est un énorme fardeau, comme la jalousie et l'égoïsme! Je crois qu'elle est souvent l'expression de la peur, de l'insécurité, de certaines frustrations, des complexes... En ce qui me concerne, je n'ai peur de rien et de personne. Bon courage&bonne chance à vous!

Jog

J'oublais..

A la question suis-je trop pessimiste ?.....
L’observatrice que vous êtes doit cesser de se poser ce genre de question !
Elle est totalement subjective et vous éloigne du constat….

Je ne pense pas que l’on puisse faire une observation honnête en restant dans la subjectivité soit partisane, soit compassionnelle.

Mais je ne vais pas vous donner des leçons là-dessus…

Jog

Bonjour Anne,

« et les petites choses qu'on ne voit plus à force de les côtoyer me heurtent plus fort qu'avant. »


Voilà une note que j'attendais, et qui me rassure sur cette capacité d'observation nécessaire aux USA pour devenir le Tocqueville du 21 éme siècle...
Ne riez pas...BHL a loupé son coup !
Il ne se défait pas de la vision de son propre univers.....

Tout voir demande un recul, cette nouvelle vision que vous avez de votre chez vous, gardez là, c'est la bonne!

Mon pote Olivier raconte les infinis grands et petits et ces univers sortis de la théorie des cordes...L'image qu'il nous en donne est à l'exemple de la société humaine faite de strates aux rares interconnexions….
Souvent on les croit plus nombreuses, mais ce n’est pas le cas…

En fait, le fait de n’être ni Us et plus tout à fait française vous met dans un état d’observation autre que celui que vous aviez avant…En quelques sorte, vous quittez votre siège confortable pour vous retrouver sur le haut d’un mur, parfois instable, vous donnant à voir différemment.
L’instabilité est une bonne chose, elle vous maintient intellectuellement éveillée.

Je ne dis pas qu’avant vous pionciez !
Quoique !....Je déconne Anne je déconne…

On va finir par l’avoir notre Tocqueville en jupon !!!

Helene

Anne,
Nous vous n'etes pas seule a eprouver ce sentiment de decallage . Nous avions essaye apres un premier sejour a l'etranger ( Hollande ) de revenir en France. Bien decides a y rester pour toujours , et puis , nous ne nous sommes pas readaptes. Le choc culturel nous l'avons vecu a l'envers- en rentrant chez nous. Vous decrivez parfaitement ce phenomene etrange , de se sentir etranger "a la maison " . Nous sommes restes 13 mois en France et sommes repartis. Parfois je suis " homesick " mais je sais maintenant que c'est un mirage. La France que j'aime n'existe plus. Elle a disparu lorsque je suis partie. Je me souviens de notre premier retour et de cette sensation que tout avait change ,mais aussi qu'"ils " n'avaient pas change du tout, c'etait faux, nous avions change , pas notre pays ni nos connaissances...
C'est aussi un phenomene que je retrouve a chacun de mes retours en France,sauf...juste apres l'election de Sarko. Etrangement je trouvais le climat a l'optimiste, j'avais joue les touristes avec mes enfants dans Paris et engage la conversation avec des jeunes qui travaillaient pour les velos a louer ( oublie du nom) avec ceux conduisant les velos taxis.etc..et je trouvais qu'un vent nouveau soufflait sur l'hexagone . Ce qui m'avait fait dire que ,apres tout il fallait peut etre laisser sa chance a Sarko et que si une majorite de francais se rejouissait de l'election et bien je devais lui laisser le benefice du doute. Mais c'etait 3 mois apres l'election. A mon dernier retour, j'ai constate ,comme vous cette augmentation de sans abris, la honte du periph en sortant de Charles de Gaulle avec les tentes de partout sur les bas cotes..
J'ai aussi dans mes relations plus d'amis qui ont mal , voir tres mal , vecu leur retour en France que d'amis qui l'ont bien vecu.
Le retour est souvent difficile , au niveau economqie, au niveau du service , le regard des autres aussi quand vous defendez votre pays d'adoption...
Aussi il est peut etre difficile de s'adapter et de s'integrer vraiment dans un pays si on garde des racines fortes avec un autre ? Je n'en sias rien ..

Marc JP

Chère Anne,
Bien que n'étant pas français (je suis belge, de Liège), je comprend néanmoins tes impressions, étant moi-même expatrié (je vis au Nicaragua, ne retournant en Belgique qu'à de rares occasions). Mais je crois que ce que tu dépeins de Paris, est aussi valable en Belgique (Bruxelles, Liège...), avec bien entendu des variantes. J'ai fait un saut en Belgique fin octobre- début novembre de l'année passée, et je viens de faire un petit saut en Allemagne au début de ce mois de février 2009. Et c'est vrai que mes impressions sont assez mitigées: crise mais en même temps les grands magasins remplis de gens, la vie qui continue, la politique belge qui n'a rien de vraiment intéressant... Je crois que notre vieille Europe aurait aussi besoin de se secouer!
Peut-être malgré tout, l'Europe ne vit pas encore les grandes différences qu'il y a aux États-Unis. La sécurité sociale européenne est quand même beaucoup plus performante qu'aux USA. Jusqu'à quand?
Aux USA on retrouve le meilleur et le pire, c'est le pays des opportunités pour tous, mais en même temps, c'est un pays où la pauvreté est plus importante, où les différences sociales sont aussi plus prononcées...
Les USA sont finalement assez fragiles et c'est pour cela, probablement, que la crise financière fait tant de dégâts! Mais c'est aussi pour toutes ces caractéristiques qu'un Obama puisse émerger et se présenter comme le porte-drapeau de l'espérance et du renouveau. Il y a tant de choses à faire et BO est arrivé avec toute sa fraîcheur et son enthousiasme. Je crois qu'il faudra attendre encore longtemps, en Europe, avant qu'une personnalité nouvelle surgisse sur la scène politique. Pour l'instant, rien en vue! Mais l'Europe risque d'accuser le coup de la crise dans les prochains mois, et cela pourra faire mal! C'est alors qu'il faudra, comme le dit Obama, "profiter" de la crise pour changer/ améliorer le système en profondeur.
A suivre, donc!

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Panama City Février 2011

  • Panama City Fevrier 2011
    Vieille ville et ville nouvelle

Singapour 01/02/11

  • IMG00035-20110131-2018
    La Marina avec ses nouveaux buildings et la skyline vue du mon hotel

Alger 3/11/10

  • Rue de la Kasbah
    Kasbah et balcon du Palais du gouvernement

Kiev et Yalta 02/10/10

  • IMG_0319
    Les bulbes des églises de Kiev, la conférence où se trouvait Clinton, et le palais Livadia où furent signés les accords de Yalta en février 1945

Les jardins de la WH 18 avril 2010

  • Comme tous les gogos...
    Chaque année, les jardins s'ouvrent pendant deux jours au public et deviennent lieu de promenade familiale. Nous devions être 3000 ou 4000 ce dimanche à l'heure du déjeuner

Inauguration Day 20/01/09

  • DSC00415
    Inauguration Day 20/01/09. Sur le Mall avec deux millions de personnes