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13 décembre 2010

Commentaires

Anne Sinclair

Merci Ghislaine. je crois que vous avez résumé la pensée de tous. C'est drôle comme un blog peut fédérer une communauté! Cela me surprend toujours: nous pensons différemment, mais nous sommes solidaires, ça me convient bien...

ghislaine

@ Jackie et à tous.

Mme Anne Sinclair a eu l'extrême bonne idée de nous parler des Etats-Unis via l'œil d'une journaliste française de passage à Washington.
Nous pouvons ainsi comprendre certaines choses comme l'Obamania mais aussi que les Américains sont des citoyens comme nous.
De là, à intimer l'ordre de répondre sur une question qui peut tourmenter Jackie, c'est montrer à tout le moins, cette ambiance un peu spéciale qui sévit dans une France exigeante et nombriliste.

Chacun saura faire ce qu'il doit faire en temps utiles, pour l'instant, le sujet est : les Etats-Unis et plus particulièrement Barack Obama.

Enfin, je considère que chacun peut s'exprimer sans se croire l'animateur es blog ou que sais-je. Personne n'a d'exclusive si ce n'est celle de s'exprimer en son âme et conscience.

Encore heureux. Seule, Mme Anne Sinclair anime le blog.

Au revoir Jackie, bon vent.

Philippe Pugnet

Bon Jackie elle n'aime pas certains rappels à l'ordre; elle a pris la mouche et trois petits tours et puis s'en va !

Génération ! Génération ! Mais qu'est-ce qu'elle a notre génération ! Moi, je l'aime bien: elle est généreuse, attentive mais exigeante, solidaire et parfaitement cool .

Sauf qu'elle n'aime pas être manipulée !

Bon Anne, j'espère que vous ne nous en voulez pas de vous avoir fait perdre une lectrice...un peu trop curieuse !

Yul

Ça brasse en côte d'Ivoire: L'ambassade des E.U touchée par un tir de roquette.

Charlotte

Ôh drame
Ôh malheur...
Jacky nous a quitté, probablement avec bon nombre d'autres identités tous sans faille au Qi congelé... Nous en remettrons-nous?
Ô Jog, vite un poeme genre Victor Hugo pour sa perte de Léopoldine, je sors mon mouchoir tout en écoutant Abide with me...
PS: merci qui? Merci Jacky (entr'autres)

Account Deleted

Ma non ce n'est pas générationnel, c’est juste une question idiote qui si vous étiez journaliste en cas d’obtention de la réponse désirée vous ferait décerner le prix Pulitzer d’office…
Tout le monde veut la réponse, la souhaite même que certains piaffent d’impatience…
Imaginez un peu le séisme qui sévirait ici dans le monde politique si la réponse était donnée !

Allez un peu de musique ça calme les nerfs…Aimez vous Malher ?


Maiernigg. I.

https://joglesconneries.typepad.com/files/ruckert-lieder-malherich-bin-der-welt-abhanden-gekommen.m4a

- C’est trop beau! Une telle beauté à voir ne devrait pas nous être accordée !

Le Wörthersee cet été là avait la beauté de l’intemporel !
Le jade vibrant de ses eaux sereines le portait à l’extase !
Le charme indicible de sa contemplation le submergeait.


Il se savait perdu pour le monde.
Tout ce qui le rattachait à lui avait été détruit par le silence dont il s’entourait. Ici éloigné du tumulte, vivait sous son ciel radieux, dans son amour, dans son chant.
Ce tempo rubato, sans l’avoir véritablement désiré, était devenu exigence librement consentie.

Trop de temps perdu s’était écoulé avant que ne vienne à lui cette quiétude bienfaisante faite de silence, de musique, d’écriture.
Le monde quitté le croyait mort, il ne pouvait rien y redire, si celui-ci pensait ainsi. Cela lui importait peu.

- Je le suis vraiment mort au monde, pensait-il !

Sur le lac immobile dodelinait une yole légère.
Sur un plaid à l’ombre de son ombrelle, étendue, un coussin relevait sa tête. Elle semblait somnoler.

Elle avait pris pour habitude, depuis qu’elle savait sa présence à Maiernigg, de venir ancrer sa barque à quelques encablures de la villa, face au balcon. C’était un rite devenu immuable, à l’heure où les ombres rallongent. Il l’avait vu inopinément, lors d’un court instant de distraction, par la fenêtre, alors qu’il écrivait.

Elle l’avait apprivoisé !
Ainsi chaque jour à la même heure faisait-il attention à la regarder s’installer. Il se mit à attendre sa venue, lentement ce qui était de la timidité, la crainte de la déranger, devint hardiesse à se montrer sur le balcon.
Timidement la première fois il n’osa pas diriger son regard directement vers elle, il s’appliquait à regarder l’horizon sur le lac, la ville au loin. Se tournant, il la vit agiter doucement sa main en un bonjour délicat qu’il prit un court instant comme une moquerie à sa présence sur le balcon. Oui, il avait été hypocrite de se montrer ainsi détournant faussement son regard de sa présence régulière quasi astrale, si proche de la maison.

Elle agita, comme chaque fois qu’elle le voyait apparaître, sa main en un salut délicieux. Il lui répondit d’un large sourire, inclinant légèrement le buste vers elle. Il n’osa pas encore lui répondre de manière identique. Cette présence insolite à quelques brasses de la rive dans sa régularité, et le charme envoûtant qui en émanait lui suffisait…Pourtant !

Pourtant l’autre soir il écrivit quelques strophes. Il ne réalisa qu’une fois écrite combien il en connaissait la destinataire. Il lui restait à les mettre en musique. Il avait passé une partie de la matinée à composer. Il avait achevé juste avant le déjeuner la partition pour piano, ce qui ne lui convenait qu’à moitié. L’idée de l’orchestrer le titillait plus que de raison.

La barque s’écartait de la rive, le soleil irisait les eaux assombries du Wörthersee. Dans un dernier salut, il la vit disparaître à l’ombre du promontoire, le roc, ce gardien immobile.
Demain sera un autre jour..La quiétude qui l’avait envahie s’encanaillait maintenant d’une insolite impatience.

Un autre jour vint, sous un ciel gris.
La suite suivez la flèche....
A +

Jackie

J'ai décidé d'arrêter de poster sur le blog d'Anne Sinclair a partir d'aujourd'hui, en effet je trouve que ce blog est une dictature sans liberté de parole et tout commentaire est directement mal interprété mais peut être que c'est un problème de génération ?

Tchao.

Account Deleted

Bonjour Anne, Toutes et Tous.

Philippe , à Jackie je lui prête mes boules, boules certes mais de qualité!
Elle pourra jouer à la devineresse plutot que de chercher le scoop!!!

Bon je déconne sont mes miennes de boules pas touche!

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Face à la crise, le BIT appelle le G20 à intensifier les politiques pour l'emploi


8 novembre 2010 – Face à un marché du travail fragile qui se caractérise par un chômage élevé, une croissance molle de l'emploi et des salaires en baisse, le Bureau international du Travail (BIT) a exhorté lundi le G20 à intensifier son action en faveur de l'emploi lors de son prochain Sommet à Séoul auquel le Directeur général du BIT, Juan Somavia, doit participer.
Dans un rapport préparé pour le prochain Sommet du G20 qui se déroulera les 11 et 12 novembre, le BIT indique qu'en 2010 le chômage a augmenté dans 10 pays du G20 par rapport à 2009, mais qu'il a reculé dans huit autres pays. Autre tendance lourde, la plupart des économies émergentes ont connu une hausse de l'emploi et un recul du chômage en 2010.

Dans les 18 pays pour lesquels on dispose de données au premier semestre 2010, 70 millions de personnes sont enregistrées comme chômeurs soit 15,5 millions en Europe, 22 millions dans les autres économies à haut revenu et 32,5 dans les économies émergentes.

Les taux de chômage des pays du G20 varient de 5 à 25% avec un taux médian de 7,8%. En milieu d'année 2010, le chômage se situait à 70% au-dessus de son niveau d'avant la crise dans les pays à haut revenu (hors Europe), et à 30% en Europe. Le chômage des jeunes est en moyenne deux fois supérieur à celui de l'ensemble de la population, autour de 19% dans les pays du G20.

Bien que le rapport fasse état d'une croissance globale positive de l'emploi dans tous les pays en 2010 – plus soutenue dans les pays émergents que dans les pays à haut revenu –, les experts du BIT précisent que cette croissance n'a pas été suffisante pour contrebalancer les faiblesses accumulées sur le marché du travail tout au long de la crise économique.

Dans le même temps, l'analyse du BIT constate que le chômage culmine à un niveau historique de 210 millions, quelque 30 millions de plus qu'à la veille de la crise en 2007, tandis que les salaires réels se sont effondrés de 4% en dessous de leur niveau d'avant la crise.

Le BIT rappelle que les pays du G20 devront créer environ 21 millions d'emplois chaque année au cours des dix prochaines années – soit à peu près la moitié des 44 millions nécessaires à l'échelle mondiale – ne serait-ce que pour faire face à l'augmentation de la population en âge de travailler.

« Le chômage n'est pas le seul problème », a précisé, le Directeur du Département de statistique du BIT, Rafael Diez de Medina, en expliquant que l'on assiste à un déclin de la durée du travail et des taux d'activité dans les économies à haut revenu et une hausse significative du nombre de travailleurs découragés.

« C'est assez inquiétant, ils n'apparaissent pas dans les chiffres du chômage, alors qu'ils ont un impact évident sur la cohésion sociale. Le sous-emploi lié à la durée du travail s'est stabilisé en 2010 mais il demeure élevé dans plusieurs pays du G20 », a-t-il ajouté.

S'inspirant des précédentes contributions du BIT aux autres réunions du G20, le BIT prône une approche orientée vers les revenus qui s'appuieraient sur l'emploi productif et une croissance riche en emplois. Ces politiques devraient intégrer une hausse des investissements, l'accès au crédit, plus d'attention aux petites entreprises, l'extension progressive d'une protection sociale minimale dans tous les pays, une revalorisation des salaires réels en fonction des gains de productivité et une meilleure protection des travailleurs faiblement rémunérés grâce au salaire minimum. Le rapport indique également que ces politiques constitueraient un progrès vers la réduction des déséquilibres globaux dans tous les pays.

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Pour info

BIT : la crise économique a amputé de moitié la croissance des salaires


Le Directeur général du BIT, Juan Somavia.
15 décembre 2010 – La crise économique et financière mondiale a amputé de moitié la croissance mondiale des salaires en 2008 et 2009, indique un rapport du Bureau international du Travail (BIT) publié mercredi.
Analysant des données en provenance de 115 pays et territoires couvrant 94% des quelque 1,4 milliard de salariés du monde, le « Rapport mondial sur les salaires 2010/11 – Politiques salariales en temps de crise » affirme que la hausse mondiale des salaires mensuels moyens s'est ralentie de 2,8% en 2007, à la veille de la crise, à 1,5% en 2008 et 1,6% en 2009. Si l'on exclut la Chine du total, la croissance mondiale du salaire moyen tombe à 0,8% en 2008 et 0,7% en 2009.

Le rapport fait état de variations considérables des taux de croissance salariale selon les régions, précisant que si cette hausse, bien que ralentie, demeure positive en Asie et en Amérique latine, d'autres régions comme l'Europe de l'Est ou l'Asie centrale ont connu une chute spectaculaire. Les économies avancées ont enregistré une baisse du niveau des salaires réels qui ont diminué dans 12 pays sur 28 en 2008 et dans 7 pays en 2009.

« Cette étude révèle un autre aspect de la crise de l'emploi qui s'éternise », souligne le Directeur général du BIT, Juan Somavia. « La récession n'a pas seulement été une catastrophe pour les millions de personnes qui ont perdu leur emploi, elle a aussi affecté ceux qui ont conservé leur emploi mais qui ont vu leur pouvoir d'achat sévèrement réduit, tout comme leur bien-être général. »

Le rapport – le deuxième publié par le BIT sur ce sujet depuis 2008 – estime que l'impact général à court terme de la crise sur les salaires devrait être examiné dans le contexte d'un déclin de la part des salaires dans le revenu total sur la longue durée, d'une déconnexion de plus en plus forte entre la croissance de la productivité et les salaires, ainsi que des disparités salariales courantes et grandissantes.

Il indique surtout que, depuis le milieu des années 1990, la proportion de personnes touchant les plus faibles rémunérations – définies comme inférieures à deux tiers du salaire médian – a augmenté dans plus de deux tiers des pays pour lesquels des données sont disponibles.

Se tournant vers l'avenir, le rapport précise que le rythme de la reprise dépendra, au moins en partie, de la capacité des ménages à utiliser leur salaire pour augmenter leur consommation.

« La stagnation des salaires fut un important élément déclencheur de la crise; elle continue d'affaiblir la reprise dans de nombreuses économies », ajoute M. Somavia. « Nous sommes face à un monde où la demande globale est insuffisante alors que d'immenses besoins demeurent insatisfaits et que le chômage se maintient à un niveau élevé. Les responsables des politiques macroéconomiques doivent reporter leur attention sur l'emploi et la fixation des salaires afin de renforcer la timide reprise et de traiter les déséquilibres socioéconomiques à long terme.»

Françoise Dumont

Il a été question de rennes dans certains messages ; il est clair que Noël approche. Il y a un livre que j'ai trouvé très bien écrit, dans une approche originale qui s'appelle "que font les rennes après noël" d'Olivia Rosenthal. Quand j'ai bouclé ce livre, je me suis dit que cette auteure, on en ré-entendra parler.
Bienvenue à notre nouvelle blogueuse.

ghislaine

On voit bien dans votre article que le président Obama n'arrive plus qu'à excéder jusque dans son camp même si dans une situation de cohabitation, le compromis sauve des Américains au chômage de la pauvreté extrême.

En réalité, B.O. ne fait que récolter les conséquences de ses atermoiements depuis son élection, une posture présidentielle beaucoup trop molle au regard des enjeux.

Il doit bien être difficile pour lui de vivre cette ambiance où il se trouve prisonnier de son camp mais aussi de l'opposition. On n'appelle cela de l'immobilisme. Pour autant, l'immobilisme est négatif en politique.

J'ai été surprise de lire dans un commentaire sur un site d'un journal français le surnom de B.O., lui tellement adulé en France notamment par le P.S. : Obabla !

Dégringolade impressionnante dans l'opinion étrangère pour un président américain.
Comment rebondir à quelques mois d'une campagne des primaires ?

Philippe Pugnet

@ Jackie

Coucou ! Moi, vous ne me connaissez pas mais je trouve vos demandes perfides et sacrément gonflées !

Même si je "pisse de rire" avec JOG.

Tremblez car Charlotte vous a dans le collimateur et Dame Anne, à côté c'est gentil ! Va pas falloir que vous l'énerviez à Charlotte car là, c'est la camisole qui vous attend !

Quant à Yul, nous sommes beaucoup à partager ses propos sur ce blog !

Alors sachez à quoi vous en tenir si vous persistez dans vos demandes

Account Deleted

Wouarf wouarf ..
Qu'elle est belle la question de Jackie.....
Croyez vous Anne à ce point stupide pour y répondre?

Même à la maternelle on éviterait ce genre de question!

Vous travaillez pour Gala ou Voici c'est à peu près le même niveau de question posée par ces journaux de m.... pardon de maçon comme disait Coluche!


A pisser de rire .....

Charlotte

Jackie
Il faut arrêter de donner des ordres... avec le temps vous comprendrez qu'il n'y a que moi qui commande ici, c'est bien connu, et non donc pas vous....

Yul

@ Jackie
Pardon à Mme Sinclair et aux habitués du Blog:

Une réponse bien à l'Américaine: "why don't you mind your own business?"

Pourquoi voulez-vous semer la zizanie sur un blog perso où l'auteur parle des E.U en tant qu'observatrice avec quelques incursions sur l'Opéra, la musique , les villes qu'elle a la chance de visiter et ses petits bobos.

Si vous aviez suivi ce blog depuis le début, vous auriez su que la dame ne veut pas parler de la POLITIQUE FRANÇAISE quand elle mène une vie privée en tant que l'epouse d'un dirigeant d'une institution Internationale.

2013 est loin et souvenez-vous de ceci:
"LES ECRITURES RESTENT" , plus que jamais maintenant qu'on est dans le cyberspace. WIKILEAKS en est la preuve. Donc si vous êtes aussi édifiant(e) que sur l'économie de la Grèce, analysez votre question venant d'un(e) inconnu(e) ANONYME qui pourrait lui être néfaste dans l'avenir.

Qu'est-ce qui vous fait croire qu'elle vendra la mèche sur sa vie et les projets à venir à une personne qui maintient l'anonymat et en plus sur un blog? La responsabilité et le respect d'autrui en valent son pesant d'or dans un monde numérique.

Clara

Et moi, je vous adore tout court ♥

Jackie

Mme Sinclair, répondez a ma question svp, je sais que vous ne voulez pas parler de la politique française, chose que je comprend et donc je vous pose une question qui ne concerne pas la france mais Washington :

- Est ce que vous pensez qu'en 2013, vous serez toujours a Washington pour commenter l'actualité américaine sur votre blog ou au contraire vous avez l'intention de déménager pour une quelconque raison ?


merci d'avance pour votre réponse Anne;

Michèle Doige

@ Céline, Sélène et Philippe

"Rendons à César ce qui est à César".
Voilà maintenant que la folie des grandeurs me guette à me comparer à un empereur romain !

Ce n'est pas Anne qui ne sait pas compter, c'est moi ! Je ne suis même pas capable de faire une addition digne du CE 1, et dire qu'en plus j'étais fière de moi et de ma référence à la route 66 ☺☺

Michèle Doige

Bonjour Anne, bonjour à tous

@ Anne et Philippe

Anne, je ne connaissais pas "la tisane des trois chapeaux", comme quoi ainsi que je le disais à notre nouvelle venue Isabelle, nous en apprenons des choses sur ce blog !
Je suppose que le nombre de chapeaux dépend du degré d'alcool contenu dans la mixture, trois me semble donc un minimum ☺☺
A consommer avec modération bien sûr !

Pour faire plus local de chez moi, je vous conseille de remplacer la verveine par le génépi ( de l'armoise préconisée contre les rhumes par de doctes savants sic ) en liqueur ou en infusion au choix ! Et là l'effet est immédiat, vous ne verrez pas des couvre-chefs mais des dahuts ( je sais que vous connaissez ces étranges animaux aux pattes plus courtes d'un côté pour se déplacer sans gêne sur les pentes ) dans les rues de Washington !

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Une recette pour le renne au nez rouge!

Le train !

Nous venons de quitter la grande verrière de la gare.
Dans le compartiment aux lourdes étoffes poussiéreuses, l’odeur du tabac de pipe, fumé par mon vis-à-vis, a des senteurs de pain d’épices aux fragrances filigranées de vieille lavande.
Le vieil homme quitte un instant sa lecture pour répondre à mon salut, puis s’y remet dans le bruit crissant d’une feuille de journal froissée.
Je ne me suis pas défait de mon manteau épais de laine beige, frissonnant encore de l’attente du train, la bouche cachée derrière mon écharpe grège, je m’enfouis dans mes songes.
Au dehors il fait froid ! Le sol recouvert de neige et de givre étend à perte de vue sa lividité hivernale.
Le train qui me ramène me trouve paisible.
Ce train lambine entre deux arrêts. Cette ligne male desservie m’offre à parcourir ce gué du passé au présent dans la régularité mécanique et lente des percussions syncopées des boggies aux jonctions des rails. : Deux chocs graves mais clairs, suivis de deux autres plus sombres et assourdis. Ils se répètent à l’infini, sans altération aucune, me laissant songeur.
Combien de fois ai-je fait ce trajet, de jour comme de nuit ? Je ne saurai y répondre !
C’était mon premier éloignement de la maison familiale, loin de cette autorité que je ne supportais plus. Ou l’inverse d’ailleurs, je dois bien l’avouer.
Je m’ennuyais partout ou je me trouvais. Je ne voulais plus entendre ni accepter un ordre sans que l’on me donnât avec la possibilité de le rejeter. J’avais choisi de sortir de ces rangs imbéciles où l’on se plait à cantonner les mômes. Depuis cela ne m’a guère quitté, seule l’indépendance m’attire et je ne puis imaginer mon avenir plus loin qu’à un horizon prédictible.
Ce qui pouvait apparaître comme un exil, le devint, mais à rebours, lorsque je remontais chez mes parents quittant cet îlot de quiétude dans lequel j’inventais ma nouvelle vie.

Le regard perdu je fixe au loin le clocher d’une vieille église romane enneigé. Ce coq sur l’horizon semble vouloir me quitter et je tourne vers lui mon visage pour ne pas le perdre de vue. Venant se superposer à lui des flammèches scintillent dans un âtre en feu. Je revois le vieux voltaire recouvert de velours cramoisi attendant que Grand-mère vienne s’y asseoir en début veillée. Toujours sur le rebord de la cheminée quelques friandises de son cru m’attendaient. Je venais me blottir contre elle, appuyé à ses genoux.
Il me revient dans la bouche quelques souvenirs gustatifs, suaves et enivrants.

Qui dans sa vie n’a pas bu un grog ?
Celui que me confectionna Grand-mère cette soirée d’hiver là, m’est, par les gestes accomplis pour le confectionner, par la tendresse qui se dégageait d’elle, et par cette caresse dans les cheveux qu’elle me fit lorsque je l’avalai, inoubliable et unique.

Nous rentrions Grand-père et moi d’une balade dans les vignes La chienne Soumise avait filée l’odeur du lièvre tout au long des rangs de ceps sans jamais le trouver. La vigne venait d’être taillée et les fagots de sarments mis en tas en bout de layons leur servaient pour un temps de refuge. Elle furetait de droite à gauche passant de rangée en rangée.
Grand-père emmitouflé dans son veston de velours côtelé me racontait une fois encore sa campagne de Serbie, et sa vie dans les tranchées du Linge ou l’absurde se confondait à l’horreur. Il levait souvent son béret pour se gratter la tête lorsque la mémoire lui faisait défaut.
Cela avait été un bel après midi à ne pas oublier.

J’étais fiévreux, il avait fait un temps où les loups de Vialatte sortaient du bois.
J’étais assis dans son voltaire face à l’âtre, les pieds sur le rebord de la cheminée, emmailloté dans une couverture de laine des Pyrénées.
Grand-mère venait de laver la pince à bois et l’enfournait sous les braises. Elle allait à cette lenteur paysanne qui semble vous dire ne court pas, cela se fera. Dans une casserole sur la grille à viande elle avait mis à chauffer de l’eau jusqu'à ébullition, des zestes de citron, d’orange, et de l’écorce de cannelle.
L’eau bruissait de plus en plus. Les rognures de fruits faisaient une danse aquatique rigolote en apparaissant puis disparaissant dans ce premier frémissement. Les bulles d’air vivaces explosaient à la surface du liquide
D’un grand verre, sorte de choppe, émanait l'arôme créole et sucré du rhum brun Dans l’alcool ambré, macéraient depuis plus de trois quarts d’heure des pelures d’agrumes fraîches et deux petits éclats d’épice. Elle versa la décoction au travers d’une passoire. La fragrance acidulée des fruits adoucie par la cannelle fusionna à celle de l'eau-de-vie. Elle s’éventa tout autour de moi.
Grand-mère sortit des braises la pince portée à l’incandescence. Entre les deux mâchoires, elle saisit trois pierres de sucre soudées entre elles par le pincement de ces doigts. D’un geste vif elle vint les placer au dessus du verre et pressa la pincette.
Un caramel doux et liquide, prélude exquis à ma gourmandise, coula dans le verre fonçant le mélange. D’un roux tendre et transparent, telle la sève d’un arbre, il dégoulinait des mors rougis par le feu en une coulure épaisse, exhalant son délicat parfum.
Le verre rempli où tourbillonnaient encore les aromates, dans la contre lumière du feu mourant, avait les airs d’un clair-obscur.
Je la regardais fabriquer avec amour et application ce breuvage mystérieux. Il embaumait la pièce. Elle me tendit en me souriant affectueusement, deux comprimés d’aspirine, puis me demanda de boire lentement ce grog. Je tenais le verre les mains protégées par l’épaisseur du plaid. Je m’étonnais très vite de l’effet troublant qu’il provoqua en moi. Je le buvais à petites gorgées. Grand-mère me passa sa main sur le front et me caressa longuement les cheveux. Elle me dorlotait et j’aimais l’être par elle. J’avais très vite avalé le médicament, mais ce nectar je le faisais durer. Il était très chaud, si délicieusement euphorisant que j’en voulais profiter longuement. Je finis par être dans un grand tumulte. Je ne pus monter l’escalier qui me menait à ma chambre je m’accrochai à la boule de verre de la rampe. La multitude de ses facettes, réfractant la lumière bleutée de la lune, scintillait dans la pénombre. Grand-mère me prit sous les bras et m’amena à mon lit. Elle m’embrassa comme à l’habitude en me souhaitant une bonne nuit. Je ne perçus pas la froidure des draps tant mon corps bouillait. Je me hâtais de rattraper mes rêves.

Le train longe un long canal traversant les marais. Pas un vol dans le ciel si bas, pas une vie dans les champs. C’est un paysage mort que je traverse. Les rondeurs des collines et les versants des coteaux recouverts de vigne sont déjà loin de moi.
Je me revois fermant la porte à double battant de l’entrée, regardant une dernière fois cette boule de verre mille fois facettée, étinceler dans un clin d’œil un au revoir.
En m’éloignant de la maison, j’en admirais ses murs épais de pierres taillées. Au balcon pendait une jardinière où s’affaissait une dernière rampe florale brulée par le gel. Je refermais la grille à clef pour rejoindre la gare.

Cette terre romane de Saintonge que je quitte, où les vieilles pierres chantent le soir dans les hameaux le soleil couchant, me laisse nostalgique. Je sais, dans peu de temps, lorsque le train s’arrêtera, j’irai me fondre dans la foule anonyme et froide. Sur ma table de travail je trouverai entassés les dossiers en instances, alors là je commencerai à me morfondre !

Anne Sinclair

Clara, je ne m'y fais pas, j'adore votre humour!

Clara

Alerte météo USA:
Ce soir, à Washington, le ciel sera légèrement embrumé, tout comme le cerveau d'Anne Sinclair. La capitale parviendra néanmoins à éviter le passage de l'ouragan Palin, qui devrait finir par échouer lamentablement en Alaska.
Pour demain, on prévoit au contraire à Washington un ciel frais et dégagé, tout comme - à nouveau - le cerveau d'Anne Sinclair. Néanmoins, quelques perturbations sont peut-être à envisager - dans l'atmosphère, certainement pas dans le cerveau d'Anne Sinclair.
Nous fêterons par ailleurs les Sainte-Souzannic. Vous ne connaissez pas de Souzannic? Nous non plus. Mais Souzannic était une valeureuse martyre géorgienne de 475 avant Jésus-Christ; aussi tenons-nous à saluer sa mémoire comme il se doit.
Ici Washington, à vous Paris. L'info continue sur la Chaîne Info.

Anne Sinclair

Philippe, le Golden Gate Quartet est à l'Amérique ce que visiblement ...l'armagnac est au Gers!!! L'infusion que vous me proposez est appelée aussi "la tisane des 3 chapeaux": vous mettez un chapeau sur le bord du lit, vous buvez votre mixture...et quand vous voyez trois chapeaux, vous savez que vous êtes à point!!!
Plus modestement j'en suis aux inhalations de Vicks Vaporub, mais il a fait -5 aujourd'hui a DC avec un "real feel" dû au vent de -12 !!! et à peine ai je mis le nez dehors pour pêcher le Washington Post devant ma porte...

Philippe Pugnet

Oups ! Anne vous voilà bien enrhumée, le nez coulant, les yeux irrités et la toux rauque ! Un seul remède : un bon grog avec une dose de rhum, un dose d'armagnac, un fond de tisane de verveine ( eh! pas celle du Puy-en-Velay ) et une cuillère à café de miel.
Bien chaud tout celà : on avale et hop comme dit la publicité...ça repart.

Pour les cours de rattrapage en mathématiques, vous avez votre professeur attitré, entre partie d'échec et Ipad : dès qu'il passe la tête par la porte vous le gardez un peu avec vous pour qu'il vous explique pourquoi 44 + 42 ça ne fait pas 66 !!! ☼☼☼☼☼

J'avais un peu de retard à la lecture de vos billets et des commentaires.

Et j'ai loupé l'épisode " Jackie " : me connaissant , c'est mieux ainsi des fois que j'y serais allé de mes explications bien ciblées...J'ai bien aimé les réponses.

Tenez, savez-vous que l'on fête en ce moment l'histoire du plus vieux groupe du monde en activité.

Créé dans les années 30, le Golden Gate Quartet a connu Roosevelt, JFK et maintenant Obama.

Une histoire de musique mais une histoire d’Amérique avant tout.

Depuis plus de 75 ans, le Golden Gate Quartet interprète les chants des ancêtres… ces esclaves qui n’avaient le droit de chanter qu’en cultivant le coton et pendant l’office à l’église…
Cette protestation religieuse était la seule tolérée par les maîtres. C’est comme ça que sont nés les Négro Spirituals, les Gospels et plus tard le blues…

Oui, une histoire d'Amérique !De ces histoires qui rapprochent les hommes vers plus d'humanisme, de solidarité et de liberté retrouvée.

https://www.youtube.com/watch?v=G4scLESdWnc

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Les jardins de la WH 18 avril 2010

  • Comme tous les gogos...
    Chaque année, les jardins s'ouvrent pendant deux jours au public et deviennent lieu de promenade familiale. Nous devions être 3000 ou 4000 ce dimanche à l'heure du déjeuner

Inauguration Day 20/01/09

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    Inauguration Day 20/01/09. Sur le Mall avec deux millions de personnes