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« Les dictateurs peuvent-ils échapper aux poursuites? | Accueil | Place Jamaa El Fna »

27 avril 2011

Commentaires

Songoh Khan

Bonjour à tous.

Depuis que j'ai été amené à étudier, entre autres, un peu de "droit international", lors d'un retour impromptu et passagé sur les bancs de la fac il y a quelques années, cette notion même m'interpelle.

Ce qui sous-tend le droit, c'est, me semble-t-il, quelque chose comme la notion de contrat social, la délégation consentie et assumée à une organisation (un État) d'une partie de notre libre arbitre et plus particulièrement l'usage de la violence.

Existe-t-il quelque chose de cette nature au-delà de la notion d'États tel que nous les connaissons ?

Tant que l'état Terre n'existe pas, je resterai très dubitatif sur tous les bons sentiments et tous les questionnements exprimés.

Décider d'intervenir, de faire usage de la violence est dès lors un acte de barbarie si agir en dehors d'un cadre de droit est tel, comme je le pense. Car de cadre de droit à l'échèle de la terre il n'est point.

Seul règne la loi de la nature, c'est à dire celle de force, celle du plus fort.

La morale légitime-t-elle la barbarie ? La morale est-elle une notion universelle ?

Il ne reste plus qu'à militer pour la constitution d'un état Terre. Il reste encore du chemin ...

SF ? SF ? ... :-)))

Gwen78

Ben, c'est tout simple... Un effet domino qui se propage, se propage... Des systèmes qui portaient en leur sein les germes même de leur effondrement... On voit les conflits aujourd'hui, alarmés, à se posé des questions compliquées sur ce avec quoi nous avons tousété complaisants par ,otre silence... Des crises des revoiltes; il y en aura de plus en plus, surtout si la chine continue d'accroitre ses besoins en matiere premiere , ce qui ne fera que faire augmenter les cours et appauvrir les populations.... Le desert gagne du terrain.... La pauvreté aussi car arrivera un moment ou par ex comme en france les ammortisseurs sociaux n'y suffiront plus.... Souvenons nous qu'en 81 lorsque le RMI fut créé, ce n'etait pas dans un esprit humaniste mais parce que trop de pauvreté nuit a la republique en ceci qu elle genere revoltes et destabilisation.... Cela fait 30 ans que l on se demande comment nos systemes tiennent et depuis 2007, la mondialisation, les crises economiques qui reviennent a intervalles considerablemts réduits: tout se casse mla gueule!!

et on n'a encore rien vu!!!

Le pire est a venir....

Pour la Syrie je plains ceux fuyant les violences militaires d'Assad qui auraient idée a trouver "refuge" en israel terre, comme chacun sait fort hospitalière pour les palestinens....

Roosemont Emiel

Bonjour et good morning to every body,

If I were a Jew and got to Brussels in the
year 1848 around eastern,shortly after a big famine caused an economic crisis and conditions for a revolution were ripe;if in those days (when there was an uproar in Paris) I would ask for a young donkey to bring me to the young Belgian parliament near to the temple mount to predict that there will be a time that an belgian political nomenclatura of thugs and tiefs would change 162 years later our constitution and berieve us of our fundamental rights conquered in unity when we trew out the Dutch army who occupied our country,nobody would believe me;and maybe I would be crucified being accused of witchcraft and being an Jehova heretic.
But I am not a jew and the belgian people is grumbling now because an incompetent class of political thugs trampled down our constitutional rights.They belied the people during years.
If I were a jew,maybe I would profetise:child,beware that with the end of Belgium the trumpet of the 13-end angel will anounce the implosion of the European construction.
But the conditions for a revolution are not ripe yet.
Le peuple gronde.
(Luc ben Georges)

Shahine

Camarades de ce blog,

Vous dissertez sans avoir vu (sauf à la télé), sur les révolutions Arabes.
Ce n’est pas que des manifestations pour une liberté d’expression, ce sont tout simplement des guerres civiles sporadiques, pour l’instant. Ceci est dus à des appauvrissements.
Je pense qu’aucun des commentateurs si éclairés, imagine que cela pourra se produire en France dans les 24 prochains mois. (Cela n’arrive qu’aux autres)
Et pourtant sans les moyens de locomotions d’aujourd’hui, la guerre civile avait démarré en Europe en 1618 et s’est répandue sur une grande partie de l’Europe et ceci pour trente années, réduisant de plus de moitié des populations régionales. Et ce n’était pas Prague, là où cela avait débuté qui fut la plus cruellement touchée.
La mondialisation aura des effets inattendus.
La dilution des pollutions entrainera des réactions brutales des sociétés, avant même la compréhension par l’exemple concret des effets des alphas.
Aucune crise précédente (économique, technologique sociétale) n’aura servi de leçon.
Ni l’histoire contemporaine. - Plus jamais cela -
Comment et pourquoi à commencer la première guerre mondiale ? Puis la seconde ?
En France, les gens sont informés sur ce qui se passe loin de chez eux et ne savent pas ce qui se passe à proximité.
Et les média mentent plus que jamais, qu’ils ne l’ont fait précédemment.
Enfin, j’en viens d’en faire ma première expérience concrète à la fin de mon parcours.

Comme tout les vieux qui ont connu la guerre, je suis triste de l’enthousiasme que cela déclenche chez tous ceux qui ne l’ont jamais gouté concrètement.
Attention aux emballements.
Si quelqu’un peut m’expliquer les soudaines motivations de Nicolas Sarkozy à guerroyer ?
Et le silence de notre parlement ?

Blaise d'Ottawa

Bonjour Anne, salut la Sinclairie !

Il n’y pas plus de différence entre ces deux-là qu’entre une goutte d’eau et une goutte d’eau. Et pourtant, comme depuis qu’existe la notion même de souveraineté étatique, la fameuse communauté internationale verse une fois de plus dans les deux poids, deux mesures. Sujet inépuisable, s’il en est, qui ne surprend nullement.

Je continue à croire que quelles qu’en soient les raisons, dans ce monde fait d’États, jamais la doctrine de droit international pourtant on ne peut plus pertinente de « responsabilité de protéger » ne sera d’application selon les mêmes standards partout. On peut le déplorer, moi le premier, mais allez donc me dire ce qui pourrait faire qu’un beau jour, tout cela change d’un iota ! Les États sont-ils sur la scène mondiale pour faire le commerce de la vertu ? Pas besoin d’être sorti de la cuisse de Thomas Hobbes pour afficher son scepticisme, voire plus. Et je ne le dis pas sans amertume. Telle est pourtant la voix du réalisme.

Quand ce n’est pas le pétrole là-bas, ce sont les calculs géostratégiques froids qui commandent « l’ingérence » (salutaire) ou la « non-ingérence » (coupable, en l’espèce). Les Américains et leurs alliés de l’OTAN savaient bien qu’il y avait si peu à perdre à faire la guerre à Kadhafi. Bien au contraire, ils étaient assurés d’avance que l’entreprise serait économiquement rentable, comme en Irak. Tel n’est pas le cas en Syrie, où ils doivent y réfléchir par deux fois avant de taper sur un régime qu’ils exècrent certes, mais dont l’allié inconditionnel israélien s’accommode bien (le plateau du Golan), ainsi que Michèle l’a relevé. Et puis, il y a fort à parier que l’armée syrienne, seule entité capable de leur donner des gages sur une non « islamisation » du régime après la chute de Bachar, leur inspire moins confiance qu’hier les généraux Égyptiens. Alors on se perd en circonvolutions en espérant que le peuple renverse la donne avec pour seule artillerie une réserve de cailloux et une volonté de fer. Mais sans un sursaut patriotique de l’armée syrienne, on peut rêver.

J’osais avancer ici même, il y a quelques semaines, que l’on ne peut que se réjouir lorsque, de temps à autre, les intérêts des grands de ce monde coïncident avec les aspirations profondes des peuples opprimés. J’arguais aussi que cela ne devrait cependant pas faire perdre de vue que dans la plupart des cas, il sera toujours soit « techniquement impossible », soit « politiquement utopique » de voir la vertu inspirer l’agenda des puissances occidentales en matière des relations internationales. Alors, oui, Jog, l’arme idoine reste l’autodétermination des peuples avec les limites que l’on sait. Le reste n’est qu’une loterie bien facétieuse où le Congolais et le Gazaoui passeront souvent pour quantité négligeable, là où l’Irakien et le Libyen troubleront le sommeil d’Obama et de Sarkozy. Se lancer dans l’action en étant bien conscients de cette injustice consubstantielle du monde dans lequel nous vivons me semble être le premier pas vers la maturité politique des peuples écrasés par la tyrannie.

Anthony

De la trempe des "Jean" je plonge, et commande de suite. Merci. :-) (et v'là que j'inscris mon premier smiley...quelle avancée!)

Clara

Pardon d'avance pour le hors-sujet, mais je suis sûre que vous allez me pardonner, car c'est censé être marrant :)

Aujourd'hui, j'avais mon dernier exposé de ma scolarité! Eh oui, ça vieillit! Je pouvais le faire sur le thème que je voulais, et en anglais. J'ai choisi de le faire sur l'humour juif :)

Je vous offre une de mes histoires préférées:

After months of negotiation with the authorities, a rabbi from Odessa is finally granted a visa to visit Moscow. He boards the train and finds an empty seat. At the next stop, a young man gets on the train and sits next to him. The scholar looks at the young man and thinks: This fellow doesn't look like a peasant, and if he isn't a peasant, he probably comes from this city. If he comes from this city, then he must be Jewish, because this is, after all, a predominantly Jewish area. On the other hand, if he is a Jew, where could he be going? I am the only Jew in our district who received permission to travel to Moscow.
Ahh? That's no problem; I know that just outside Moscow, there is a little town called Samvet, and Jews don't need special permission to go there. Yes, but why would he be going to Samvet? He's probably going to visit one of the Jewish families that live there, but let me think; how many Jewish families are there in Samvet? There are only two: the Bernsteins and the Steinbergs. The Bernsteins? No, that cannot be; it is a terrible family. A nice looking fellow like this young man, must be visiting the Steinbergs.
But why would he visit that family? The Steinbergs have only two daughters. So, my best guess is that he must be their son-in-law. But if he is, indeed, a son-in-law, which daughter did he marry? I heard that Sarah married a nice lawyer from Budapest, and Esther married a businessman from Zhitomir; so, I got it: he must be Sarah's husband, and his name, people say, is Alexander Cohen.
But, if he comes from Budapest, a city where anti-Semitism is rampant, he must have changed his name. What would be the Hungarian equivalent of Cohen? It must be Kovacs. But it is well known that not everyone is allowed to change his name in Hungary, and if he was able to do so, it must be for a good reason: he must have some special status. And what could that be? Obviously, this fellow Alexander Cohen must have earned a doctorate from the University.
At this point, our rabbi turns to the young man and says, "How do you do, Dr. Kovacs?"
"Very well thank you, sir," answers the startled passenger. "But, please tell me, how is it that you know my name?"
"Oh," replies the rabbi, "it's so obvious; I knew you had to be Dr. Kovacs."

Nora     (rivegauche)

@Anthony

Quand on est un journaliste de la trempe de Woodward, on perd pas la main.

Ce bouquin est à lire
rappelons que Obama a eu le prix nobel de la paix mais qu'il n'a pas mis fin aux guerres héritées de Bush. et c'est là un des arguments choc des detracteurs d'Obama.

Moi qui ai tendance à le défendre - même si c'est pas notre président :-( je trouve que ce bouquin est à lire absolument. Il apporte de bons eclairages, Woodward nous fait rentrer dans le réel west wing, on comprend mieux la démarche de Obama, on rentre presque dans sa tête.

Bonne lecture ;-)

Charlotte

Y a que moi qui ne soit pas pardonnée...
(Grosses larmes)

Nora  ... (rivegauche)

Bonsoir Anne, Bonsoir tout le monde :-)

Ce qui rend les choses très compliquées et suscite toutes ces interrogations, c’est le fait que ça pète de partout, on ne sait plus où donner la tête, et en effet on n’a pas les moyens, ni la vocation, d’intervenir tous azimuts.
Mais en dehors des questions que vous posez Anne, moi je m’en pose d’autres. On nous parle de mondialisation, de pays émergeants, tout çaaaa …. Mais lors de crises on voit que cette mondialisation se réduit à peau de chagrin, elle se limite à l’Europe et les USA.
Ces crimes sont perpétrés dans les pays arabes ou pays du sud, en voie de développement, peu importe le nom qu’on leur donne, ces pays font partie d’une flopée d’organisations en plus de l’ONU ; la ligue arabe, le CCG (Conseil de coopération du Golfe), l’OCI (Organisation de la Conférence Islamique), l’Union du Maghreb, l’Union Africaine, le MNA (Mouvement des Non Alignés) et j’en oublie peut-être … Ils représentent plus de la moitié de la planète, le MNA représente les deux tiers de l’ONU, et il a aussi trusté le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, ils sont 27 sur les 47 membres du conseil.

On est impressionnés par autant de mobilisation, de batailles rangées, et pourtant ils ne brillent que par leur silence et leur inertie !!!

Bien sûr, vu le caractère de ces organisations, on comprend qu’ils bloquent les actions de l’ONU, ce qui dans certaines situations, met une partie du monde en danger.
On se demande quand même comment se fait-il qu’une organisation comme la MNA, 118 pays, la plus grosse organisation mondiale après l’ONU, compte pour peanuts ?

Comment se fait-il que c’est toujours et, tout naturellement, l’Europe et les USA qui s’auto-désignent pour aller, le cas échant, porter le glaive au nom des droits de l’Homme ? – même si nous savons que derrière les droits de l’homme, il y a surtout de gros intérêts. Mais eux que disent-ils ? Ont-ils des propositions ? Les écoute-t-on ? On sait que la ligue arabe et l’OCI avaient avalisé l’intervention en Libye, sauf que le lendemain de l’intervention, ils sont venus nous dire : « on ne savait pas qu’il fallait bombarder » Oh yeaaaah, really ?

A part paralyser les actions de l’ONU et se draper dans l’hypocrite posture des pays victimes de l’ordre mondial occidental, et les Zorro des pays opprimés par ce même ordre mondial, que font-ils ? Qu’ils s’opposent aux actions des Occidentaux, pourquoi pas. Mais dans ce cas qu’ils se lèvent, qu’ils occupent la scène, qu’ils s’activent, qu’ils apportent des solutions.

Pendant ce temps, les insurgés se font massacrer, ils demandent juste un peu de dignité et de liberté. Mais leur sort ne pèse pas lourd dans les enjeux de l'affrontement Nord/Sud qui pourtant est supposé avoir lieu pour eux. Quelle ironie !!

Anne Sinclair

Attila, j'avais complètement oublié qu'Assad était en effet l'invité d'honneur du dernier 14 juillet!!!! Et que des troupes syriennes ont défilé sur les Champs Elysées! Hé bien.... Pas terrible comme souvenir ni comme symbole...

Anne Sinclair

Anthony, Yul, Jog, Ozymandias, Michèle et les autres, merci de vos reflexions siur les questions que je pose et qui vous agitent aussi.

Mathieu Le Corre qui ne veut pas que je publie car texte ecrit trop vite: c'est dommage, il est très bien!

Jog est pardonné pour ses recommandations des concertos de Chopin par Barenboim (il dirige et joue a la fois comme d'hab?). je vais les commander sur Amazon ou telecharger sur I tunes.

Charlotte

Je vais vous faire un aveu... Tout ce Moyen Orient me dépasse... Je suis à peine cap de suivre l'Europe et les Etats Unis mais tout ces pays avec tout ce qu' ils traînent comme pourritures de dictateurs, corruptions et magouilles, je suis pour la démocratie partout, et puis basta... (Approche intello au possible, mais j'ai pas mieux)

Anne Sinclair

Anthony, je vous réponds: je n'ai pas lu le livre de Woodward (j'aurais dû, je devrais), mais c'est un grand journaliste. de la trempe des Jean Daniel et des Jean Lacouture. Courageux, tenace, faisant ses enquêtes jusqu'au bout et disposant d'une autorité morale réelle

Account Deleted

Anne

Avez vous écouté votre ami Barenboïm dans sa dernière livraison :
Les concertos de Chopin 1 et 2!
Il me ferait presque aimer le polonais!
Pour une fois que c'est joué sans mièvrerie!
Je vous mettrai peut être le larghetto du second...mais là je sors !

Grégory

Voilà le sombre constat d'une bien triste réalité... ne rien faire est humainement douloureux, mais faire s'avère(rait) hélas particulièrement complexe... car entre les bonnes et les mauvaises raisons de faire ou de ne rien faire, les moyens limités de toute intervention à l'intérieur d'un pays étranger (a-t-on un exemple d'une intervention objectivement réussie, par sa promptitude et son efficacité ?), l'impénétrable maquis des relations internationales et leur insondable (inavouable ?) face cachée, nulle doute que l'on atteint là les limites de toute bonne intention citoyenne...
Parfois la nature rappelle à l'Homme qu'il n'est que ce qu'il est, parfois c'est la realpolitique qui s'en charge, c'est à chaque fois douloureux...

Anthony

Et après la Syrie…
Révolution en marche. Répression attendue. Et déjà, chacun sait que l’intervention de la communauté internationale ne sera pas la même qu’en Lybie. Une résolution de l’ONU semble hors de portée. La Chine et la Russie s’y opposeront. Mais l’hypothèse même d’une intervention semble écartée puisque la Syrie abrite (ou abritait) d’autres intérêts stratégiques pour la stabilité de cette région. Sans compter son étroite proximité avec l’Iran, ses liens économiques avec la Turquie… Quels éléments objectifs peuvent nous laisser espérer que les peuples de cette région retrouvent une certaine liberté sans conflit international, alors que la « dissuasion onusienne » ne saurait opérer ? Pourra-t-on rester simple observateur du massacre de ces populations ? Ce silence assourdissant sera-t-il compatible durablement avec nos consciences ? Et que se passera-t-il quand cette propagation touchera l’Iran ? Ou tout simplement quand Ahmadinejad, renforcé de nos silences, de nos absences, viendra à nouveau défier la communauté internationale. Ne serons-nous pas aux portes d’un troisième conflit international ? Alors pourquoi ne pas envisager d’envoyer des troupes au sol si l’ampleur de la déflagration s’annonçait si forte. A cause des probables vétos russes et chinois, me direz-vous. Faut-il alors envisager que le Conseil de Sécurité ne soit plus pieds et mains liés à ces dictatures masquées, qui protègent ainsi leurs frères de sang ?
Modestement, je n’apporte que des questions. Mais je compte sur vous pour quelques éclairages, pour des amorces de réponses. Un peu d’espoir, en somme.

Anthony

Sommet franco-italien : match nul
Comme un mauvais remake de coupe du monde. Dans cette course au populisme, on pensait l’Italie de Berlusconi imbattable. Mais c’était sans compter sur la contre-attaque de Sarkozy. Le tout sur le terrain miné de l’immigration. Résultat à la mi-temps : contrôle aux frontières rétablit à l’intérieure de l’Europe et remise en cause des accords de Schengen. Score à la fin du match : beaucoup de bruit ! Juste assez pour réveiller la bête qui veille. Mais aucun moyen ! Va-t-on recruter les milliers de fonctionnaires nécessaires au contrôle des frontières ? Bilan du match : une politique de replie pour la France, un vocabulaire nauséabond qui se répand et les narines de Marine qui frétille.
Va-t-on enfin prendre un peu de hauteur et quitter ces réflexes sarkosistes de campagne présidentielle. Aucun être humain, me semble-t-il, n’aspire à priori au déracinement. Résorbons les causes de ce flux migratoire. Intervenons pour faire renaître l’espoir sur ces territoires. La réponse que l’Europe doit apporter s’appelle coopération. Depuis le mois de décembre, début de la révolution tunisienne, il ne semble qu’aucune réflexion d’ordre économique ne soit portée pour accompagner le réveil de ces peuples. Est-il vraiment illusoire, chère Anne, d’espérer « un plan Marshall » européen pour accompagner les bouleversements majeurs qui s’opèrent sur ce continent ?

Anthony

Juste un conseil
Les peuples se révoltent…les dictatures se fissurent. Le monde gronde. Et la suprématie américaine tente de maintenir son rayonnement. Dans ce contexte, un livre m’attire, mais l’auteur m’intrigue. Désolé, m’a culture américaine est faible. Il s’agit pourtant du célèbre Bob Woodward qui publie « les guerres d’Obama ». Reconnu pour son passé, est-il toujours aussi performant ? Et Selon vous, chère Anne, a-t-il son pareil dans la presse française ? Alors, dans quel registre s’illustre-t-il ? Celui de Lacouture, Daniel, Péan, Furet, Favier, Barbier, Geisbert, Plenel, Nay… Bien sûr, comparaison ne sera pas raison.
Mais selon vos indications, je plonge ou je boude. Ou selon vos conseils, je retiens un autre ouvrage sur Obama (en français !).

Yul

Je m'excuse : en Syrie - pas vraiment des journalistes sur le terrain sauf quelque uns ça et là.

Où est l'ONU sur le Bahrein ou Oman ou Yémen? les sanctions sont où?

Yul

Pourquoi?

Par manque de temps :
parceque les protestataires Syriens sont considérés ( malheureusement et avec erreur) comme des jihadistes ou Salafistes - proches des Frères Musulmans. Or ce n'est pas le cas et les médias n'ont pas accès à 100% en Libye . Donc on dépend des nouvelles biasées venant du Liban ou Jordanie ....

Les Rebelles de la Libye ???????? The jury is still out

Mélanie

Mrs-DSK,

@"Gwen, non seulement je vous invite à plus de sérénité, et non à l'appel de manifs que je suis obligée de censurer. Quant à Zack dont vous ne verrez pas le commentaire, il n'a pas dû comprendre le thème du blog..."

Comme disait un grand sage de Kiribati:

"Il était comme le coq qui croyait que le soleil s'était levé pour l'entendre chanter."

eh, oui, certains miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images, surtout si la lumière au bout du tunnel est celle d'un autre train qui arrive... ou pour citer Yul:"zap the cancer!";-)

So

La vraie raison pour laquelle il est très difficile de virer ces abrutis, c'est que contrairement aux institutions qui nous entourent, ils ne sont pas là en tant que symboles mais bien pour réformer !! Oui, ce sont des réformistes et leur despotisme a eu le temps d'atteindre les jeunes et les moins jeunes. Alors est-ce qu'un coup de baguette magique de l'ONU peut faire disparaitre 40 ans de Kadafi ? Personnellement je n'y crois pas. C'est un combat qui implique l'individu beaucoup plus que les organismes !

philippe

il y a moins de gaz et de pétrole en Syrie...

Mélanie

Bonjour de sunny Tolosa!

Lady-Anne, à propos de votre titre, je serais tentée de répondre: les assad sont dictateurs de père en fils, pas l'autre dont la légende lui attribuait un père corse...

regardons la carte de la région: facile à réaliser la question des enjeux stratégiques de la Syrie, sa situation géographique en fait THE leading role de l’échiquier international, en compliquant même l’action de l'ONU.

on ne sait pas exactement ce qui s'y passe, car un "black-out" a été imposé par les hommes du régime, du coup, les journalistes étrangers sont interdits d’entrée en Syrie!

http://www.youtube.com/watch?v=YkbhSQ5b4Tg&feature=player_embedded

Donc, il est impossible de se rendre compte de la situation réelle sur place... le régime syrien se complaît dans un huis clos meurtrier! les snipers tirent dans toutes les directions et avancent derrière les blindés qui les protègent, pas d'électricité et les communications téléphoniques sont presque impossibles , internet perturbé, on a fermé la frontière avec la Jordanie... on parle d'une peur viscérale et d'une guerre barbare! Des écrivains et des journalistes syriens sur place ou en exil, de diverses sensibilités politiques et religieuses ont signé un texte appelant les intellectuels syriens "qui n’ont pas brisé la barrière de la peur à prendre une position claire ."

Des jeunes essaient de se connecter sur les serveurs libanais ou chypriotes pour communiquer et informer le reste du monde...
Je mentionnais "double standards" hier:

"Thus, the Obama administration has opted to employ a clear double standard in its response to the Syria crisis — one that is so jarring, that even many of the president’s liberal supporters have been unable to withhold their criticism. Token sanctions and the odd public statement condemning the violence are the least Obama can do to retain his pro-human rights credibility. His decision to do no more might be one of the few things that Syria, Iran and Obama could all agree on."

http://warsclerotic.wordpress.com/2011/04/27/libya-syria-and-obama%E2%80%99s-double-standards/

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