A vingt jours des élections et alors que les Démocrates sont toujours distancés dans les sondages, la Maison Blanche mobilise auprès des candidats en difficulté, une task force composée de Barack Obama, Joe Biden mais aussi – et pour la première fois depuis 2008 – Michèle Obama.
Barack Obama enchaîne en effet réunions de politique intérieure, conférences de presse et meetings de soutien. C'est ainsi qu'aujourd'hui, il entame son dernier sprint avec une tournée finale à travers neuf Etats et en onze jours..
Mais le vériable évenement de cette fin de campagne a été le retour sur le terrain, depusi deux jours, de Michèle Obama. En effet, si la First Lady (je me refuse à traduire par Première Dame, un concept importé de l'Américain qui n'existe pas en droit constitutionnel français!!) s’était bien sûr déjà déplacée seule à travers le pays pour défendre la politique de son mari ou promouvoir ses propres combats, elle n’était plus repartie en campagne depuis le 4 novembre 2008. Et dès la semaine prochaine, elle entamera elle aussi un marathon électoral, avec six Etats à visiter en neuf jours.
Il faut dire que si son engagement a été tant réclamé, par les candidats comme par les militants démocrates, c’est parce que Mrs O. est considérée comme l’atout de la dernière chanche. En effet, si la cote de popularité de son époux est de nouveau en baisse avec 47% d’opinions favorables, Michelle Obama, avec 66%, est toujours aussi populaire, voire même plus populaire qu’au début. Petit à petit, elle a imposé l’image d’une femme simple, chaleureuse, solidaire, celle d’une mère de famille qui est attachée aux valeurs américaines et se bouge (littéralement) pour le bien-être des petits Américains.
Face au caractère jugé trop froid ou trop cérébral de Barack Obama, l’image de Michelle rassure. Et c’est bien ce dont ont besoin les Démocrates actuellement pour remobiliser leur électorat d’une part, mais aussi pour rasséréner les plus inquiets comme les plus impatients.
Aussi, ce n’est pas la First Lady mais la "Maman en chef" ("Mom-in-Chief"), comme elle s’est elle-même présentée, qui s’est adressée aux électeurs du Wisconsin avant-hier. Alliant à la fois anecdotes personnelles et analyses politiques, tout le discours de Michelle Obama tendait démontrer à quel point les Obamas avaient conscience, ou plutôt ressentaient, les difficultés des Américains et faisaient tout pour y remédier : " Vous savez, plus qu’autre chose, je suis venue (ici) en tant que maman. Quand je pense aux défis que notre nation doit relever, je réfléchis à ce que cela veut dire vraiment (pour nous). Je pense au monde que nous voulons laisser à (Malia et Sasha) ainsi qu’à tous nos enfants. Quand je voyage à travers le pays et que je regarde dans les yeux des enfants que je rencontre, je vois clairement ce qui est en jeu. Je vois l’enfant dont la mère vient juste de perdre son emploi et s’inquiète de savoir comment elle va payer les factures et subvenir aux besoins de sa famille. Je vois l’enfant dont le père vient juste d’être déployé (sur le front) et qui tente de rester brave pour ses plus jeunes frères et sœurs. Je vois l’enfant malheureux dans une école délabrée qui regarde autour de lui et se demande : "quel va être mon futur ?"
C’est ainsi que je vois le monde. Et c’est une vision que nous partageons tous, quel que soit l’Etat d’où on vient, la couleur ou l’argent que nous avons…. Nous voulons tous laisser un monde meilleur pour nos enfants."
Le registre est volontairement émotionnel, le vocabulaire délibérément simple, voire familier, et la conclusion s’impose d’elle-même : "Et c’est pour cette même vision que mon mari s’est battu. (…) C’est cette même vision qui le guide, c’est pour ce changement qu’il se bat, chaque jour, à la Maison Blanche. (…) Je sais que beaucoup d'entre nous sont arrivés en espérant que le changement dont nous avions parlé allait se produire d'un seul coup, tout de suite, au moment où Barack franchissait la porte du Bureau Ovale. (…)
Mais avec cette élection, nous avons l’opportunité de continuer les progrès que nous avons déjà accomplis, nous avons l’opportunité de finir ce que nous avons commencé. Parce que cette élection ne tourne pas simplement autour de ce que nous avons accomplis ces deux dernières années, elle rreprésente aussi tout ce qu’il nous reste à faire dans les mois et les années à venir.
Mais mon mari ne peut pas accomplir tout cela tout seul. Il a besoin d’élus comme Russ (Feingold) pour l’aider. Et nous avons besoin de gens comme vous pour y arriver." Et la salle, acquise, exulte.
Reste à savoir si l’entrée en campagne de Michelle Obama suffira à convaincre les Américains à voter et même à se déplacer car le taux de participation pourrait bien être l’élement déterminant pour départager les candidats au coude à coude dans certains Etats.
Reste à savoir si les mots de Michelle Obama permettront aux Démocrates de retrouver l’élan de dynamisme d’il y a deux ans, car comme le disait hier la "Maman en chef", lors des moments difficiles, elle repense au jour de l’inauguration et revoit comment "nous étions heureux, pleins d'énergie, pleins d'espoir, parce que nous savions que nous avions une chance de changer le pays que nous aimons pour le meilleur. (…) Et la vérité, c’est que nous avons la même opportunité, la même responsabilité aujourd'hui."
Reste à savoir si les Américains ont toujours envie d’y croire.
Elle est toujours juste et subversive à la fois. Michelle Obama est désormais un symbole majeur aux USA.
http://ysengrimus.wordpress.com/2009/03/01/ce-que-michelle-obama-symbolise/
Il va falloir continuer de l’observer très attentivement dans les prochaines années.
Paul Laurendeau
Rédigé par : Paul Laurendeau | 26 octobre 2010 à 20:21
Quels magnifiues commentaires aujourd'hui!!!Clara, c'est tres reussi, je savais que vus aviez du talent...
Maule, Ghislaine, Céline, le rôle de la First Lady m'est pas reconnu dans la Constitution, mais c'est une tradition ici. D'ailleurs Michelle a part Hillary (et Eleanor Roosevelt) est un peu une exception par son intelligence et sa sensibilité. Enfin ici, chacun trouve cela normal . Transposé ailleurs, je trouve cela en effet assez contraire a notre esprit républicain. On élit un Président (e) pas son conjoint. et je ne sache pas que Mr Merkel ou Mme Cameron prétende a quoique ce soit...
Rédigé par : Anne Sinclair | 16 octobre 2010 à 21:03
Waouh, Clara...SUPERBE ! Je vais me garder ça sous le coude.
Rédigé par : CelineElias | 16 octobre 2010 à 20:18
D'abord, je ne savais que dans la constitution US le rôle de la first lady était reconnu.
J'espère ensuite que la campagne de Mme Obama sera efficace, même si ce registre émotionnel, ce story telling ne m'emballe pas trop. Et en France Hollande qui s'affiche dans Gala et semble évoquer quand il le peut les kilos qu'il a perdus, est-ce le nouveau moyen de donner du ...poids à la parole politique?
Des convergences entre USA et France dans la manière de toucher les électeurs. J'espère surtout que Frêche n'avait pas raison en disant qu'il y a 5 ou 6% de gens intelligents et qu'il faut faire campagne pour séduire "les cons".
Rédigé par : Maule | 16 octobre 2010 à 18:52
Vaste question et c'est très étrange de voir une épouse, non élue, faire campagne pour son mari. Ce sont les Etats-Unis.
Un tel message dans un contexte de crise me ferait sourire si j'étais américaine, licenciée, sans maison.
En effet,en fin de campagne électorale, parler de la misère, s'inquiéter de l'avenir pour une first lady est en complet décalage avec la situation du citoyen lambda, loin du confort dont jouit depuis nombre d'années Mme Obama.
Justement, le citoyen voudrait bénéficier de l'ascenseur social dont les Obama ont largement profité mais constate amèrement que malgré les promesses et le "yes we can",
la population est divisée, le chômage important, l'économie faiblarde malgré les milliards déversés.
Qu'est-ce qui va sauver le mandat d'Obama?
Certainement pas Madame, ce serait dévalorisant pour lui.
Rédigé par : ghislaine | 16 octobre 2010 à 17:16
MiDo : U're the best.
Pour revenir au sujet, je me demande si un Président doit dépendre de son épouse - et si oui, j'en connais qui vont virer de bord - ou de lui seul. Aux USA, qui avant Obama avait une First Lady capable de le soutenir ? Je pioche. Je trouve Madame Clinton qui a essuyé le pire dans sa vie de femme publique. Passons, passons...Passons vraiment !
Ce fut la seule dans ma mémoire à avoir eu un statut équivalent à celui de son époux tant les tendances populaires - dans le sens large du terme - ont fait d'elle une femme politique à part entière. Quand on voir les épouses Bush (mère et bru), y'a pas photo !!!
Mais je me demande qui tient la Maison Blanche. L'élu ou sa femme ? Qui a voulu ça ? Sa femme ou bien l'élu ? On sait tous que les USA ne sont pas encore prêts à élire une femme. En France non plus.
Je ne sais plus qui disait que derrière tout homme de pouvoir se cachait une femme au pouvoir encore plus grand. La citation n'est pas correcte car je l'ai alimentée. Mais le sens est, je le crois, le même.
Imaginons un instant qu'au lieu de choisir Barack Obama en 2007, entre Hillary Clinton et Michèle Obama, les démocrates aient eu à choisir. Qu'auraient-ils fait ? Ils auraient ouvert la porte aux républicains. La politique est affaire d'hommes et les femmes qui s'y mèlent sont réduites à de basses besognes, en faire valoir pour des hommes.
Alors je veux bien qu'une femme aide son époux dans son - ou ses - combat. Mais bon...On élit un projet fondé sur un homme. On n'élit pas sa famille. SI ?
Rédigé par : CelineElias | 16 octobre 2010 à 15:32
Moi aussi, j'ai écrit une poésie sur le monde que nous voulons laisser à nos enfants!
Un samedi, sur le quai aux Fleurs,
Qu’ai-je donc fait de ma vie,
S’interroge, le regard songeur,
L’homme, sur un banc, assis.
Ai-je assez transformé mes mains
En caresses ?
J’ai pensé aux lendemains,
Mais pas assez à la tendresse.
Ai-je assez fait pour
Les gens ?
J’ai bien donné quelques preuves d’amour,
Mais n’ai jamais fait les lacets d’un enfant.
Ai-je assez illuminé
De visages ?
J’ai bien essayé, quelques larmes, de sécher,
Mais d’autres oiseaux auraient pu sortir de ma cage.
Ai-je assez admiré
La littérature ?
J’ai, certains livres, dévoré,
Mais me suis trop concentré sur mes propres ratures.
Ai-je assez contribué
Au progrès humain ?
Je n’ai certes, aucun mal, causé,
Mais des êtres continuent de mourir de faim.
Alors, n’ai-je donc rien fait de suffisant,
D’honorable et de beau ?
De ma naissance à maintenant,
Aurais-je toujours eu tout faux ?
Non, s’il est une chose dont je ne m’apitoie,
C’est de mon exigence obstinée.
Si je n’ai pas une haute idée de moi,
J’en ai une superbe de l’humanité.
Rédigé par : Clara | 16 octobre 2010 à 13:17
Bonjour Anne et bonjour à tous,
votre appel à l'aide en matière de traduction a piqué ma curiosité et je m'y suis collé sans en mesurer de prime abord la difficulté. Voilà à quoi j'arrive mais je suis loin d'être satisfait et constate avec intérêt que Michèle s'y est aussi essayé.
Oh nature this is the fate
That you keep for your beloved ?
Always affront and insult
Are the bread your are feeding them.
As soon as a Son of Memory
Raises his hands to glory,
You can hear a scream : he must die !
As the dogs of Laconie,
Hate fight with genius
A doorstep which it cannot cross"
A tous on arrivera bien à quelque chose de satisfaisant.
Enfin à l'occasion de ce beau billet sur Michelle O je reste toujours sur ma faim car je serai ravi de lire un jour une interview de la First Lady par vous-même. Peut on rèver que cela arrive un jour prochain ?
Bien à vous tous Sanislas
Rédigé par : Stanislas Brossollet | 16 octobre 2010 à 12:47
J’ai trouvé ceci d’un homme politique de grande envergure, il avait les bras longs (je déconne), qui modéra en son temps le sentiment de revanche de certains de ses alliés contre la France.
La gratitude n'est pas un sentiment efficace en politique. C'est une erreur que d'en tenir compte.
Metternich Extrait d'une lettre à Esterhazy
Alors pensez donc de cette soit disant ingratitude son versant obscur !!!
L’ingratitude c’est un gagne temps disait Frédéric Dard !
Pour m’excuser de ce coup de gueule intempestif, et pour ne pas trop me montrer ingrat à votre égard un peu de Sacripant par les Alban Berg !
Nous en étions aux chiens, l’automne est là et donc la chasse…alors l’andante de son quatuor 17 k 458 dédié à Haydn par le Garnement de Salzbourg, est de saison.
http://joglesconneries.typepad.com/files/1-07-string-quartet-no.-17-in-b-flat.m4a
J'aurais pu mettre le quatuor Esterhazy justement, ou bien Julliard, ou bien Mélos. L'automne avec son volet de tristesse ne me laisse guère de temps hors ce deuil d'un gamin de 29 ans pour convertir des galettes noires!
Rédigé par : Account Deleted | 16 octobre 2010 à 11:27
Bonjour !
Pas sûr sûr que la Maison Blanche de BO soit fan de Lamartine...
Passe encore que les Liberty Fries soient redevenues des French Fries. Mais de là à méditer à la française...
Par contre, c'est vrai que tout ce qui est soooo romantic est irrésistible !
Rédigé par : Robert | 16 octobre 2010 à 10:51
Salut Ô Poétesses !
L’ingratitude des Peuples y en a marre !
De même que la France d’en bas soulignait un mépris profond pour le petit Peuple, de même l’ingratitude des Peuples commence franchement à me hérisser le poil et me fiche en renaud !
Ainsi nous devrions nous, ceux du bas, avoir de la gratitude pour un politique qui a librement choisi de faire carrière, de se faire élire sur un tas de promesses, sur l’élan qu’elles génèrent, et qui vaille que vaille en réalise quelques unes ?
Nous n’avons aucune gratitude à avoir pour celui qui fait son job !
A moins que ce type de personne politique soit d’une telle rareté dans la réalisation de ses promesses !
Si le peuple est un ingrat permanent, nous pourrions servir que le politique est un menteur congénital !
De l’ingratitude des Peuples ?
Et pis quoi encore !
En quoi dites moi le Peuple doit-il se montrer reconnaissant d’avoir devant lui un homme qui réalise ce qu’il a dit qu’il ferait ?
En quoi devrait-il prendre ces réalisations comme insigne bonté de la part du politique ?
Que l’on me parle de versatilité du peuple sous les événements quotidiens je le veux bien, mais de son ingratitude…NON !
Je ne serais pas sur votre blog chère Anne et si je n’avais pas estime pour vous, considération et gratitude pour votre courtoise gentillesse, je vous dirais ici où les politiques peuvent se carrer l’ingratitude des Peuples sous la forme de suppositoire !
Je laisse à Lamartine ses chiens de Laconie, ces impies selon les Grecs, et l’ingratitude qu’il nous prête !
Il a pour excuse, là est la seule, d’être un poète !
J’eusse était lui, je serais resté à dormir sur la rive du lac de Chambéry cher à MiDo.
Pour les chiens je lui préfère largement Pétrone et son Satiricon !
Rédigé par : Account Deleted | 16 octobre 2010 à 10:17
Pas mal, Michele!I am deeply impressed!
Rédigé par : Anne Sinclair | 16 octobre 2010 à 04:44
Bonsoir Anne, bonsoir à tous
Anne, je découvre l’extrait du poème de Lamartine qui écrivit "le lac" pas bien loin de chez moi, déjà bien tard. Cette récréation poétique va me faire coucher à point d’heure mais elle est la bienvenue malgré son caractère peu enjoué ! car j’ai la tête farcie de TD d’introduction au droit dans lesquels je me replonge par empathie maternelle trente ans après. Je confirme une évidence, le droit privé n’est assurément pas ma tasse de thé (oups quel mot malheureux en cette période de Tea Party ).
Je me lance à vous proposer sinon une traduction digne de ce nom car elle est au mot par mot, mais ça se tient somme toute.
On the ingratitude of the peoples
Such is therefore the fate oh Nature
That you keep to your favorites
Always the outrage and the insult
Are the bread of which you feed them
As soon as one of the sons of Memory
Raise the hands towards the glory
A shout is rising, he must die
Similar to the dogs of Laconia
The hatred discusses in the genius
A threshold which it cannot cross
Sur ce je m’en vais rejoindre Morphée car
"ô temps suspends ton vol" ça ne fonctionne qu’en licence poétique !
Rédigé par : Michèle Doige | 16 octobre 2010 à 01:01
Robert, en effet le mot hier ne veut plus rien dire en politique. Les gens oublient si vite. Ils voudraient que leur sort s'améliore tt de suite et ne sont pas reconnaissants à Obama que la situation ne soit pas aujourd'hui grace a lui et a ce fameux stimulus qu'ils rejettent un desastre total.
J'ai toujours bcp aimé ces vers de Lamartine sur l'ingratitudes des peuples:
"Tel est donc le sort, ô nature,
Que tu garde à tes favoris ?
De tout temps l'outrage et l'injure
Sont le pain dont tu les nourris.
Sitôt qu'un des fils de Mémoire
Élève ses mains vers la gloire,
Un cri s'élève : il doit périr !
Semblable aux chiens de Laconie,
La haine dispute au génie
Un seuil qu'elle ne peut franchir".
Pas mal, non? Je pourrais essayer de traduire cette Méditation pour la Maison Blanche??? Mais j'aurais besoin d'aide...!
Rédigé par : Anne Sinclair | 15 octobre 2010 à 22:59
En tous cas, moi, j'aime.. j'aime cette enfantine sincérité.. oui, on veut, on va réaliser, pour l'avenir, pour nos enfants.... qui peut résister? pas moi!
Rédigé par : Sélène | 15 octobre 2010 à 21:58
Bonjour !
Que les Démocrates soient obligés de sortir la Mom in Chief pur des élections de mi-mandat ne laisse rien présager de bon pour la prochaine présidentielle... BO is in deep sh...
Cependant, et heureusement pour BO et pour les Démocrates, MO est une campaigner plus qu'efficace.
Autant BO semble pouvoir improviser un "grand" discours n'importe où sur à peu près n'importe quel sujet, autant MO sait se couler dans le registre de la simplicité et du familier (sans jamais verser dans le populisme).
Ses discours sont de véritables petits bijoux. Jamais hors sujet. Toujours en fonction d'un seul objectif clair mais jamais martelé. Après tout, MO n'est pas une vulgaire politique !!! She is not running for office !!!
MAIS will it be enough ? Pas sûr... Main Street USA a tellement bougé depuis l'élection de BO, et dans tous les sens dirait-on.
Et pourtant c'était hier cette élection, mais que signifie "hier" en politique états-unienne aujourd'hui ?
Rédigé par : Robert | 15 octobre 2010 à 21:18