"I won’t quit." Je ne céderai pas/ je ne renoncerai pas/je ne baisserai pas les bras... Quelle que soit la traduction qu'on adopte, c’est de ce ton ferme, décidé et déterminé qu’Obama s'est adressé mercredi aux membres du Congrès et de la Cour Suprême, réunis pour le traditionnel discours sur l'Etat de l’Union. Et c'est ce ton que, selon toute vraisemblance, il va garder.
Discours traditionnel certes, sauf qu'il a duré 71 minutes, qu'il intervient alors que beaucoup d'eau est passée sous les ponts depuis un an et l'arrivée triomphale à la Maison Blanche, mais que, visiblement - comme il a dit l'autre jour à propos des banques - "si on (le) cherche on (le) trouve".
Dans cette adresse, forte, et dès ce jeudi à Tampa, en Floride, Barack Obama a voulu mettre l'accent sur ce qui est désormais pour lui la priorité absolue dans l'année qui vient : les emplois et l'état de l'économie. Et on peut être sûr que cette thématique, il ne va pas la lâcher.
Sur l’économie, tout d’abord, Barack Obama a annoncé que "l'emploi sera notre priorité numéro une en 2010" . Pressé par ses adversaires et par les plus mécontents de répondre sur les progrès réalisés depuis un an, Obama est revenu sur la crise financière et le plan de relance de $787 milliards de février dernier, expliquant de nouveau pourquoi cette mesure, de plus en plus impopulaire, était indispensable au pays, clarifiant les ambiguïtés sur les conditions d’attribution et de remboursement de ces aides et se démarquant, une nouvelle fois, des banquiers de Wall Street.Et parce que depuis une semaine désormais, les Républicains n’ont cessé de l’attaquer sur le manque de résultats d’un Président qui serait plus affairé à s’occuper des réseaux financiers que des problèmes des vrais Américains, BO ne s’est pas privé de rappeler l’héritage économique désastreux de son prédécesseur "Washington has been telling us to wait for decades, even as the problems have grown worse".
Il a rappelé qu’il n’avait pas été "élu pour faire ce qui serait populaire mais ce qui était nécessaire et que (d’ailleurs) s’il avait laissé ""courir la crise financière, le taux de chômage serait sûrement le double de ce qu’il est aujourd’hui, davantage d’entreprises auraient dû fermer et un plus grand nombre d’Américains encore auraient perdu leur maison."
Il a annoncé ensuite les mesures destinées à rassurer les classes moyennes et leur prouver que contrairement à ce que l’on pouvait entendre un peu partout, il était plus proche des Américains que certains de leurs élus. Comme prévu, il a dévoilé qu'un nouveau plan pour l’économie, à destination principalement des classes moyennes, sera présenté aux membres du Congrès, 30 milliards de dollars, qui seront prélevés sur les fonds remboursés par Wall Street, une dotation supplémentaire allouée aux allocations chômage et surtout - annonce reprise partout dans les medias aujourd’hui : il va réduire significativement les impôts pour ces "familles sandwich", celles qui essaient d’acheter leur première maison, les familles ayant un enfant malade ou un parent à charge, les familles se démenant pour permettre à leur enfant de faire des études supérieures sans oublier, encore une fois les petites entreprises.
"Now, let me repeat: We cut taxes. We cut taxes for 95 percent of working families. (Applause.) We cut taxes for small businesses. We cut taxes for first-time homebuyers. We cut taxes for parents trying to care for their children. We cut taxes for 8 million Americans paying for college. (Applause.)". Toutes ces mesures étant destinées à montrer à ces familles, luttant au quotidien contre les effets de la crise, qu'il ne les avaient pas oubliées.
Dans un second temps, Barack Obama, retrouvant ses élans et ses accents de campagne, a envoyé un message de confiance à l’ensemble de ses concitoyens.
Admettant ses erreurs et ses faux pas, il a une nouvelle fois promis aux Américains qu’il tiendrait bon, qu’il continuerait de se battre pour mettre en place "le changement pour lequel il a été élu".
Et alors qu’il revenait sur l’importance de sa réforme de l’assurance-maladie (à la moitié seulement de son discours), de son projet pour l’éducation, à l’attention qu’il portait au problème de la sécurité, il s’est adressé à ses collègues Démocrates assemblés, les rappelant à leur responsabilité et les exhortant à faire preuve d’audace et d’unité afin de "montrer aux Américains qu’ensemble, ils pouvaient faire changer les choses".
"To Democrats, I would remind you that we still have the largest majority in decades, and the people expect us to solve problems, not run for the hills. And if the Republican leadership is going to insist that 60 votes in the Senate are required to do any business at all in this town -- a supermajority -- then the responsibility to govern is now yours as well. (...) So let's show the American people that we can do it together."
Pas de doute: en se recentrant sur l'économique et le social, la Maison Blanche espère un rebond dans les
sondages. Le Health Care n'est désormais plus le thème central de l'action gouvernementale à venir depuis la défaite du Massachussetts . Obama laisse
désormais le bébé aux Sénateurs et a décidé de se concentrer sur les
soucis majeurs des Américains.
Tout le monde ayant noté son ton offensif, aujourd'hui, à Tampa, il s'est défendu d'adopter une nouvelle tactique: "I just have to do a little rewind here of how we ran our grass-roots campaign," he continued. "Because I've got some news of my own here: I've been fighting for working folks my entire adult life.", soit: "Je fais un retour en arrière, et je rappelle comment nous avons mené une campagne à la base... J'ai juste une chose à dire: je me suis battu pour les travailleurs toute ma vie d'adulte".
Ce n'est sans doute pas nouveau qu'il soit un combattant, "a fighter", mais il a décidé en tous cas de le faire comprendre à tout le monde.
@Attila,
je vous confirme: oui, c'est ce lien-là.
Je comprends votre méfiance vis-à-vis de la perfide Albion...;-)
Rédigé par : Mélanie | 02 février 2010 à 20:17
@Mélanie
Votre lien des amis canadiens devrait être:
http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/8474611.stm
je suppose. C'est un peu ce que j'ai essayé d'exprimer dans mon post du 27/1/10 à 14:22. Tout en me méfiant de tout ce qui vient de la perfide Albion, le fond de l'article est vrai, de même que de celui qui le suit:
http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/8489783.stm
Une image valant mille mots, la photo de l'AFP dit tout.
Rédigé par : attila | 01 février 2010 à 10:14
@ Charlotte-G,
le pire des pires c'est que TiBi ne regrette rien!!! Un million de morts, un pays renvoyé au tiers-monde, à la religion et à la guerre civile…(un pays qui avait eu pour seul tort d'augmenter sa part sur le pétrole exploité par les Anglais, mais qui respectait les obligations imposées).
Et entendre le Blair(eau) qu'il "le referait" et qui ressort libre! grrr&brrr!!!
Il faut que les peuples opprimés mettent en place un tribunal spécial "vainqueurs", faute de quoi les plus forts échapperont toujours à la justice...☻:-(☻
Rédigé par : Mélanie | 30 janvier 2010 à 20:29
!@ Mel
cet expert est un type vaseux, il ne dit que des évidences, des âneries... p.e sur les lunettes. n'importe quoi et TB il ne dit pas...
"I'm not sure of my own mind right now.."
Mais
It's still not clear in my own mind, qui est plutot preuve de bin sens.... il dit jusqu'au jour d'aujourd'hui je ne suis pas certain d'avoir pris la bonne décision, dans ta phrase il ne se fie plus à sa cervelle ce qui serait grave effectivement.....
Rédigé par : Charlotte Goulmy | 30 janvier 2010 à 17:41
@ Mme Sinclair
The Taliban would applaud
http://www.nytimes.com/2010/01/27/opinion/27wed2.html
"Muslim-bashing has been a potent vote-getter for French far-right politicians, most notably Jean-Marie Le Pen. In a clear bid to peel off some of those votes, Mr. Sarkozy’s center-right government has spent months promoting a sometimes foolish, sometimes menacing “national debate” on French identity. No political gain can justify hate-mongering."
Rédigé par : Yul | 30 janvier 2010 à 17:05
@ Françoise :
Vous me donnez très envie de faire la connaissance d'Ismael Kadaré dont je n'ai encore lu aucun livre.
@ Anne et à ceux qui m'ont confirmé l'existence du film sur "La Vingt-cinquième Heure" : merci, il ne me reste qu'à chercher à mettre la main dessus. J'avais 16 ans, mais le récit de cet auteur roumain m'a littéralement ébranlé.
@ Anne :
Hélas, je n'ai pas encore lu le livre de David Plouffe, mais maintenant que vous l'évoquez pour la seconde fois, je l'ajoute sur la petite liste que je tiens pour mon passage chez "Chapters" cet après-midi !
@ Mélanie :
Vos amis Canadiens doivent avoir beaucoup d'humour doublé à un sacré sens de dérision. J'ai bien ri et ça fait du bien après une grasse matinée quand il fait -24 celcius dehors ☺ ☺ !
Rédigé par : Blaise d'Ottawa | 30 janvier 2010 à 15:18
hébien si, le NYTimes parle de l'affrontement Villepin/sarko: http://www.nytimes.com/2010/01/30/world/europe/30france.html
Récit apparemment neutre, mêm s'il se termine sur une phrase de Frédéric Lefebvre
Rédigé par : Anne Sinclair | 30 janvier 2010 à 14:25
Blaise, quelle bonne idée d'avoir traduit sur votre blog ce passage du livre assez controversé sur la campagne! En effet, ça se lit comme un roman. Je me méfie toujours des dialogues supposés quand il n'y a que deux personnes dans la pièce (Hillary et Obama), mais je reconnais que c'est intéressant. Et vraisemblable.
Je parlais l'autre jour du livre de David Plouffe que j'ai trouvé excellent et passionnant comme décryptage de la campagne de l'intérieur. L'avez vous lu?
Rédigé par : Anne Sinclair | 30 janvier 2010 à 14:05
Anarchaste, vous êtes plus au fait que moi. Je vais retrouver cet article du NYTimes sur la burqa en France, cela m'intéresse... Je me demande s'ils commentent la guerre à mort entre Villepin et Sarkozy. Le regard des autres sur ce qui se passe chez nous est toujours instructif. Je vais regarder...
Tony Blair, je ne l'ai pas vu, mais je crois volontiers Mélanie, le body language dit beaucoup de choses
Oui, b, j'ai jeté un coup d'oeil à cette vidéo qui nous avait été signalée par Yul et elle est en effet éclairante. je comprends que les Républicains ne soient pas heureux d'avoir été filmés car ils étaient sans arguments face à BO.
Rédigé par : Anne Sinclair | 30 janvier 2010 à 14:02
Ce matin samedi 11h, le rendez-vous des politiques sur France culture avait pour invité François Bayrou : il y a dit pourquoi il admirait Barack Obama encore plus maintenant qu'au début, qu'il menait des réformes courageuses etc... Je n'ai malheureusement pas pu aller au bout car à la maison, on est parfois dérangés.
Rédigé par : Françoise Dumont | 30 janvier 2010 à 13:10
Le New York Times a publié le 27 janvier un article, dont je n’ai lu que des extraits traduits en français, sur le débat du port de la Burqa en France. Le ton est sévère mais force est de reconnaitre que
nos élus se sont fourrés dans un sacré m*** Leur embarras fait peine à voir.
Dernièrement un Imam de Paris a déclaré que le port de la Burqa est contraire, non seulement à la dignité et à la liberté de la Femme, mais aussi à l’esprit de l’Islam. (1) I would prefer not to…La France n’est elle pas le pays de la Servante au Grand Cœur (« Les Morts, les pauvres Morts, ont de grandes douleurs »), celui où Marie Antoinette eut la tête tranchée pour une histoire de collier ? Mais si certains voient dans l’expression de cet Imam une atteinte aux traditions, ce n’était peut être pas une raison pour envoyer dans sa Mosquée 80 Belphégor dûment cagoulés pour le menacer de mort au nom de Dieu. Quoique….car comme le dit, sur un ton doux, cet autre Imam glorieusement barbu : « Je l’aurai prévenu : à dire ce qu’il ne faut pas dire, il risque gros ». « Je mourrais pour que vous puissiez exprimer vos idées » disait celui-ci,«Taisez vous ou mourrez » dit celui là. Entre la liberté de dire et l’alternative de mourir ou se taire que choisir ? Sans rire c’est un sujet concrètement posé, aujourd’hui, chez nous.
(1) Même sujet : le livre de Tarek Oubrou « Profession Imam »
Rédigé par : anarchaste | 30 janvier 2010 à 11:21
@ Charlotte-G:
speakin' of TiBi, take a look at this, please:
http://edition.cnn.com/
CNN's Becky Anderson asks expert Robert Phipps what Tony Blair's body language could tell us from the former British Prime Minister's testimony at the Iraq Inquiry.
A un moment-donné, il dit:
"I'm not sure of my own mind right now..."
QED.
Rédigé par : Mélanie | 30 janvier 2010 à 10:01
Bonjour Anne Toutes et Tous,
Bin peut être cet aprem, nous irons à Nantes aux Folles journées !
Si les filles ont fini leur taf respectif…
Chopin ce n’est pas tout à fait ma tasse de thé, sauf lorsque c’est Rachmaninov qui l’interprète, là ça devient explosif !
Je suis plus aujourd’hui de cette humeur là !
http://jog.typepad.fr/files/nat-king-cole-trio-in-jumpin-at-capitol.mp3
http://jog.typepad.fr/files/nat-king-cole-trio-prelude-in-c-sharp-de-rachmaninov.mp3
Le second morceau, le prélude, est excellent, enfin à mon goût…Je ne sais pas si ce fou du piano qu’était Rachmaninov aurait aimé, l’enregistrement a été fait une année après sa mort, mais j’aime à croire que oui.
Le zéro et l’infini, où l’homme n’est rien seule la collectivité existe…Remarquez de nos jours c’est l’inverse !
C’est l’individu qui prime sur la collectivité…
Mais c’est vrai que de ce livre on en sort difficilement, comme on sort du totalitarisme en général !
Cette longue marche du héros vers sa fin, il va subir ce qu'il acceptait que subissent les autres, sorte de rédemption, car il fut de ceux qui détenaient le pouvoir de nier l’individu, l’homme en général…
C’est si simple de globaliser pour asservir !
Comme de trouver un lampiste, ou une catégorie de personnes, fauteurs de troubles, des mille malheurs que nous subissons…Après ce n’est qu’une mise en place des moyens coercitifs, de destructions massives !
L’industrialisation de l’horreur !
Bon je retourne à Londres, si je ne programme pas pour la semaine je suis cuit !
Rédigé par : Account Deleted | 30 janvier 2010 à 09:09
@Blaise of Ottawa,
les amis canadiens m'envoie "ça":
Hi Mel,
comme nous parlions l'autre jour de "stupid people", voici l'un des meilleurs articles que j'ai lu ces derniers temps. Au fait, je comprends pk "smart Mrs Palin" affirme qu'au Canada nous sommes presque tous communistes et que ceux qui ne le sont pas sont automatiquement républicains! Et ceux-là tentent déespéremment de passer la frontière, sous une pluie de balles(hahaha!) pour aller profiter du "parfait" système de santé américain...=))
J'ai bien aimé cette phrase qui vous concerne:"It's like a French Revolution in reverse in which the workers come pouring down the street screaming more power to the aristocracy." Et comme vous avez vécu au Texas, vous êtiez au courant que:
"In Texas, where barely two-thirds of the population have full health insurance and over a fifth of all children have no cover at all, opposition to the legislation is currently running at 87%."
ou:"Mr Gore was talking sense and Mr Bush nonsense - but Mr Bush won the debate. With statistics, the voters just hear a patronising policy wonk, and switch off."
Voici l'article, enjoy:
Why do people vote against their own interests?
Dr David Runciman analyses why people often vote for parties that do not represent their economic interests, or that might even positively damage their financial or health prospects.
http://news. bbc.co.uk/ go/em/fr/ -/2/hi/americas/ 8474611.stm
Rédigé par : Mélanie | 30 janvier 2010 à 08:24
@Lady-Anne & Blaise,
Hi Sweet Crabbies...♥♥:-)♪♪
"Il s’agit du livre « La vingt-cinquième Heure » de Virgil Gheorghiu." Je n'ai pas lu son roman, mais j'ai vu le film...
et oui, encore un Roumain...:-)
il y en a eu d'autre de la génération d'or de Hollywood: Johnny Weissmüller(Tarzan), Edward G. Robinson, Jean Negulesco et Lauren Bacall aka THE Look...
Rédigé par : Mélanie | 30 janvier 2010 à 08:04
dans la série obama : si vous ne l'avez pas encore vue, à voir la vidéo de son dialogue avec les républicains
De : "David Axelrod, The White House"
Répondre à : "David Axelrod, The White House"
Date : Fri, 29 Jan 2010 19:23:29 -0600
À :
Objet : VIDEO: Donâ•˙t miss this important, honest discussion
Dear Friend, This was a week where we at the White House were reminded more than ever of why we came to work for this President.
On Wednesday, President Obama delivered his State of the Union address, laying out his priorities for jumpstarting job creation, fighting to restore economic security for American families and changing the way business is done in Washington.
But then on Friday something remarkable happened -- with much less fanfare. The President visited House Republicans at their retreat and answered their questions directly for most of an hour. It was an honest and unscripted discussion where the President took their questions and concerns seriously, acknowledged where they had valid points, and explained genuinely where he felt they were wrong.
In short, it was something that for many Americans has seemed all but inconceivable in American politics -- a real discussion with honest disagreements about the challenges we face. You can watch the video at WhiteHouse.gov:
The President talked about how politicians of both parties need to work together to bring change to Washington. But changing our politics is not just about Washington. It’s about you, and every American citizen, knowing that government is listening and that you can hold your government accountable.
That’s why immediately after the State of the Union, we partnered with YouTube to give you an opportunity to ask questions of the President. Ask whatever you want, or just vote on other questions that your fellow citizens have submitted. The President will answer some of those questions in a unique live event on Monday at WhiteHouse.gov. If changing our politics were easy, it would have been done long ago. I hope we can all join the President in helping make that change happen. Watch the video of President Obama with House Republicans, then submit your own question or just vote on the questions that you'd like to see him answer on Monday.
Sincerely, David Axelrod
Senior Advisor to the President
Rédigé par : b | 30 janvier 2010 à 04:31
Nous avons commenté ici au détour d'un de ces hors-sujets dont nous sommes passés champions, quelques extraits de "Games Change", le controversé livre-choc de John Heilemann du New York magazine et Mark Halperin du Time. Pour essayer de rééquilibrer un tant soit peu le jugement à l'égard de leur travail, vous trouverez ici quelques extraits qui lèvent un coin de voile sur (entre autres) les délicates tractations qui ont entouré la désignation par le tout nouveau POTUS d'HRC au poste de Secrétaire d'Etat. Vous croyiez qu'elle s'était battue pour ? Vous serez surpris :
http://www.palabredumonde.blogspot.com/
Rédigé par : Blaise d'Ottawa | 30 janvier 2010 à 02:11
Bonsoir Anne, bonsoir à tous
@ Anne, Blaise et Françoise
Vous me donnez l'occasion de faire du hors-sujet avec la littérature qui m'apporte tant!
Oui les livres sur les génocides, sur la stalinisation, tout comme le livre sur la colonisation et ses crimes dans l'ex Congo Belge que je suis en train de lire sont très durs, à la limite du supportable parfois mais on ne peut pas toujours fermer les yeux et se protéger. La nature humaine est aussi constituée de ces exactions et il faut lire ces témoignagees pour essayer de lutter encore et toujours contre ses fléaux.
J'ai été marquée durant mes vacances 2008 par mon voyage dans les pays de l'ex Yougoslavie, tant d'horreurs et d'épuration ethnique, quelle expression, dans ces pays si proches de chez nous, eh oui en Europe des crimes abominables ont été commis dans les années 90 et nous Européens avons été bien impuissants face à cete barbarie.
Oui, Anne le livre de Robert Litell qui était avant la parution des bienveillantes que je n'ai pas lu, plus connu que son fils...je l'avais sélectionné parmi la pile d'ouvrages que je dois lire !
En ce qui concerne la 25 ème heure de Virgil Gheorghiu,( parent d'Angela??)j'ai un très vague souvenir du film et de Serge Reggiani me semble t-il, à vérifier, il se fait tard !
Oui Anne, la folle journée de Nantes, c'est un événement dont le succès augmente d'année en année, Chopin au programme, je me souviens d'un film qui lui était consacré, j'avais été marqué par le thème de l'exil, déjà à l'époque, car Chopin portait sur lui une petite bouteille de terre polonaise, je devais avoir 7 ou 8 ans.
Vraiment off topic ce soir...
@ Françoise
Iamaël Kadaré je l'ai deécouvert dans un entretien paru dans le magazine "Lire" dont le rédacteur en chef est François Bunuel et j'ai eu envie de lire ses ouvrages mais comment tout lire ? Je suis en train de terminer "Mémoires de Hongrie" de Sandor Marai, dans la lignée de son "libération" avec l'arrivée des troupes soviétiques en Hongrie et leur main mise en tant que vainqueurs dans le pays, la boucle est bouclée avec le début de mon post.
Bonne nuit à tous et bonne soirée aux blogueurs outre atlantique.
Rédigé par : Michèle Doige | 29 janvier 2010 à 23:40
Françoise, le Zéro et l'infini, oeuvre majeure d'Arthur Koestler à lire d'urgence! Il vous poursuivra longtemps.
Robert, j'avoue que j'ai eu la flemme de lire l'article sur BO que vous nous avez mis en lien... J'en ai trop lu cette semaine.
Yul, j'ai regardé le reportage qui relate la séance de Q & A d'Obama avec les Républicains. Apparemment, il les a entortillés autour de son petit doigt...
Excellent!!!
et sur la même page YouTube, uil y avait un vidéo de Chris matthews de MSNBC, enthousiaste apres le discours du SOTU: il disait qq ch de tres juste: qu'obama était pour lui post racial, autrement dit que pendant une heure, il avait écoiuté un discours fort du président des Etats Unis en oubliant complètement qu'il était noir... S'il ne devait rester dans l'Histoire que pour cela, avoir banalisé cette chose inédite dans le paysage américain, ce serait déjà formidable, non?
Rédigé par : Anne Sinclair | 29 janvier 2010 à 23:16
Moi aussi, Blaise, j'avais été frappée par la Vingt Cinquième heure. Je ne savais pas que Henri Verneuil en avait fait un film en 1967 avec Anthony Quinn et Virna Lisi. Ma science d'il y a 5 minutes vient de wikipedia...
Rédigé par : Anne Sinclair | 29 janvier 2010 à 23:10
C'est intéressant
GOP aides telling me it was a mistake to allow cameras into Obama's QA with GOP members. Allowed BO to refute GOP for 1.5 hours on TV.
RussertXM_NBC
Luke Russert
http://www.youtube.com/watch?v=aW9V2chiRCk
---------------
http://www.dailykos.com/tv/w/002521/
Rédigé par : Yul | 29 janvier 2010 à 22:48
Qqn a vu Tony Blair? hallucinant... J'ai depuis la mort de Diana un faible pour lui, mais soit c'est le menteur du siècle, soit il est d'un naïveté incroyable. C'est franchement pas rassurant du tout
Rédigé par : Charlotte Goulmy | 29 janvier 2010 à 22:41
Je n'ai jamais lu ce livre "le zéro et l'infini". A rajouter dans ma liste. Je viens de terminer d'Ismaël Kadare, "le diner de trop" où il est question dans cette période plus que trouble de la seconde guerre mondiale et après, du procès des blouses blanches. L'Albanie avait 2 ennemis dans le même pays, le nazisme et le communisme. J'ai découvert cet écrivain avec beaucoup d'émotion, à l'écriture vraiment remarquable.
Rédigé par : Françoise Dumont | 29 janvier 2010 à 21:20
Bonjour !
Sévère ? Réaliste ?
http://www.theglobeandmail.com/news/opinions/is-it-already-over-for-obama/article1448094/
Rédigé par : Robert | 29 janvier 2010 à 20:30
A l’évocation (ici) de nombreux livres traitant de la Shoah, voilà que je me souviens du tout premier ouvrage du genre que j’ai lu, ouvrage que mon père m’a offert pour mes 16 ans (oui, c'est tout mon père!) et qui à l’époque m’a sérieusement bouleversé au point que j’ai insisté auprès de mon professeur d’histoire de l’époque - un jeune prêtre catholique - d’en faire un exposé dans ma classe. Ma requête fut acceptée et un débat s’en suivit avec mes petits camarades d’alors. Aussi loin que je me souvienne, c’est à cette période précise que j’ai commencé à rêver de devenir Avocat (même si des années plus tard, après mes premiers jalons dans la profession, mon départ hors de mon pays a fini par me faire emprunter un autre chemin, au demeurant pas si éloigné). Il s’agit du livre « La vingt-cinquième Heure » de Virgil Gheorghiu. J’aurais appris que cette œuvre a été porté à l’écran. Quelqu’un pourrait-il me le confirmer ?
Rédigé par : Blaise d'Ottawa | 29 janvier 2010 à 20:18